Une méditation à l’entrée dans la Grande Semaine

Par fr. Thierry-Marie COURAU, O. P., Paris
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„A Noël, nous fêtions l’accueil du Verbe de Dieu fait chair, la naissance de Jésus. En ce jour des Rameaux, nous faisons mémoire du rejet de la chair du Verbe, la Passion de Jésus.
Comment passe-t-on de l’accueil au rejet de la Parole ?
Notre histoire, racontée par la Bible, montre que l’homme est souvent un prédateur qui cherche à s’approprier les choses pour les posséder et en jouir de façon exclusive dans son groupe.
Parfois, il donne de ce qu’il a pris, pour « se racheter » de ses appropriations, voire pour à nouveau mettre la main sur autrui, en faisant de lui un débiteur qu’il pourra ainsi dominer.
Ce mouvement de saisie, d’accaparement pour soi n’est-il pas au cœur de tout péché ?
Dans le drame de la Passion, le péché se dévoile. Tout commence par la réception festive de Jésus par le peuple en attente de son salut. À la joie simple succède la manipulation sordide du peuple par les puissants : la liberté de Barabbas plutôt que celle de Jésus*. Leur discours séducteur et trompeur veut briser la Parole venue se livrer sans aucune retenue pour communiquer la Vie.
Comme Jésus met en danger le pouvoir qu’ils accaparent, Il doit disparaître. En le mettant en croix, ils assouvissent leur soif d’exhiber leur puissance. Ils ne comprennent pas pourtant qu’ils n’exercent qu’un pouvoir illusoire, temporaire. Regardez comment le peintre Grünewald montre le corps de Jésus sur la croix, tordu et déformé par la douleur, après avoir été humilié, battu, violenté, ridiculisé. La meute des prédateurs de toutes sortes s’est jetée sur le corps.
En brisant le corps, les prédateurs ont pu croire briser tout verbe, maîtriser toute parole. Mais mauvaise nouvelle pour eux, et bonne nouvelle pour le monde : la parole des hommes se libère alors même qu’on essaie de faire taire la Parole de Dieu et de la faire disparaître. C’est le centurion qui, devant ce spectacle, exprime ce que dit le corps en croix : « Vraiment, celui-ci est le Fils de Dieu. »**
C’est Jean le Baptiste qui, dans ce tableau, désigne l’Agneau de Dieu.”
* Évangile selon saint Matthieu, ch. 27, v. 20.
** Évangile selon saint Matthieu, ch. 27, v. 54.
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Autor: agnesD

Cineva care cauta, cerceteaza, si doreste sa transmita lucruri care-i par valoroase. Din lipsa de timp pentru a traduce si rezuma, pun în acest blog texte în româna, franceza si engleza.

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