„Ne désespère jamais de la miséricorde divine” (Règle de saint Benoît)

14 mai

Saint Matthias, apôtre, une des douze pierres de fondation de l’Église (Ap 21,14)

Le Christ Jésus notre Seigneur, pendant son séjour sur terre, déclarait lui-même ce qu’il était, ce qu’il avait été, de quelle volonté du Père il était le serviteur, quel devoir il prescrivait à l’homme. Il disait tout cela soit ouvertement à la foule, soit à part en s’adressant à ses disciples dont il avait choisi douze principaux pour vivre à ses côtés, et qu’il destinait à enseigner aux nations.

Après la chute de l’un d’entre eux, il a ordonné aux onze autres, au moment de partir chez son Père après la résurrection, d’aller enseigner aux nations et de les baptiser dans le Père, le Fils et l’Esprit Saint (Mt 28,19).
Aussitôt donc, les apôtres — ce mot signifie « envoyés » — se sont adjoints par le sort un douzième, Matthias, pour remplacer Judas, en s’appuyant sur la prophétie d’un psaume de David. Ils ont reçu la force de l’Esprit Saint qui leur avait été promise pour accomplir des miracles et parler en langues. Ils attestèrent la foi en Jésus Christ d’abord à travers la Judée et y instituèrent des Églises. Puis ils partirent à travers le monde et promulguèrent pour les nations le même enseignement de la foi.
Puis ils fondèrent des Églises dans chaque cité, auxquelles, par la suite, d’autres Églises empruntèrent la bouture de la foi et les semences de la doctrine. (…) Ce qui prouve leur unité, c’est qu’elles communient dans la paix, que leurs membres s’appellent frères, et qu’elles pratiquent réciproquement l’hospitalité.

Cette construction n’a pas d’autre fondement que la tradition unique d’un même mystère. Ce que les apôtres ont prêché, c’est ce que le Christ leur avait révélé, et cela ne doit pas être garanti autrement que par ces mêmes Églises, que les apôtres ont fondées eux-mêmes, en leur prêchant de vive voix, comme on dit, et ensuite par lettres.

Tertullien (v. 155-v. 220)

Les quatre tympans de la basilique de la Madeleine à Vézelay - Le tympan  extérieur � #Vézelay #89 #89450 https://bit.ly/1EIMi94


tympan de la basilique de sainte Marie-Madeleine à Vézelay


Sur Judas et son remplaçant, Matthias, extrait d’une catéchèse du pape Benoît XVI

„… les possibilités de perversion du coeur humain sont vraiment nombreuses. La seule façon d’y remédier consiste à ne pas cultiver une vision des choses uniquement individualiste, autonome, mais au contraire à se remettre toujours à nouveau du côté de Jésus, en assumant son point de vue.


Nous devons chercher, jour après jour, à être en pleine communion avec Lui.


Rappelons-nous que Pierre aussi voulait s’opposer à lui et à ce qui l’attendait à Jérusalem, mais il fut sévèrement réprimandé:  „Tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes” (Mc 8, 32-33)!

Pierre, après sa chute, s’est repenti et a trouvé le pardon et la grâce.
Judas aussi s’est repenti, mais son repentir a dégénéré en désespoir, se transformant ainsi en autodestruction. C’est pour nous une invitation à toujours nous rappeler ce que dit saint Benoît à la fin du chapitre V de sa „Règle”, qui est fondamental: 
„Ne désespère jamais de la miséricorde divine”.

En réalité, Dieu „est plus grand que notre coeur”, comme le dit saint Jean (1 Jn 3, 20). Gardons donc deux choses à l’esprit.
La première:  Jésus respecte notre liberté.
La deuxième:  Jésus attend notre disponibilité au repentir et à la conversion; il est riche de miséricorde et de pardon.

Du reste, quand nous pensons au rôle négatif joué par Judas, nous devons l’insérer dans la direction supérieure des événements de la part de Dieu. Sa trahison a conduit à la mort de Jésus, qui transforma ce terrible supplice en espace d’amour salvifique et en don de soi au Père (cf. Gal 2, 20; Ep 5, 2.25). Le verbe „trahir” est la version d’un mot grec qui signifie „livrer”. Parfois son sujet est même Dieu en personne:  c’est lui qui par amour „livra” Jésus pour nous tous (cf. Rm 8, 32). Dans son mystérieux projet salvifique, Dieu assume le geste inexcusable de Judas comme une occasion de don total du Fils pour la rédemption du monde.

Pour conclure, nous voulons également rappeler celui qui après la Pâque fut élu à la place du traître. Dans l’Eglise de Jérusalem deux personnes furent proposées par la communauté et ensuite tirées au sort:  „Joseph Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias” (Ac 1, 23). Ce dernier fut précisément élu et ainsi „associé aux onze Apôtres” (Ac 1, 26). Nous ne savons rien de lui, si ce n’est qu’il avait été lui aussi témoin de toute la vie terrestre de Jésus (cf. Ac 1, 21-22), lui demeurant fidèle jusqu’au bout. A la grandeur de sa fidélité s’ajouta ensuite l’appel divin à prendre la place de Judas, comme pour compenser sa trahison. Nous pouvons en tirer une dernière leçon:  même si dans l’Eglise ne manquent pas les chrétiens indignes et traîtres, il revient à chacun de nous de contrebalancer le mal qu’ils ont accompli par notre témoignage limpide à Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur.

Audience générale du 18 octobre 2006

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