„En la personne du Christ, Dieu se réconcilie le monde”

« Venez puiser avec joie aux sources vives du salut » (Is 12,3)

      Où donc notre fragilité peut-elle trouver repos et sécurité, sinon dans les plaies du Sauveur ? … Ils ont percé ses mains, ses pieds, et d’un coup de lance son côté. Par ces trous béants, je peux goûter le miel de ce roc (Ps 80,17) et l’huile qui coule de la pierre très dure, c’est-à-dire « goûter et voir combien le Seigneur est doux » (Ps 33,9). Il formait des pensées de paix (Jr 29,11) et je ne le savais pas. « Qui, en effet, a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? » (Rm 11,34) Mais le clou qui pénètre en lui est devenu pour moi une clef qui m’ouvre le mystère de ses desseins.
      Comment ne pas voir à travers ces ouvertures ? Les clous et les plaies crient que vraiment, en la personne du Christ, Dieu se réconcilie le monde. Le fer a transpercé son être et touché son cœur afin qu’il n’ignore plus comment compatir à mes faiblesses. Le secret de son cœur paraît à nu dans les plaies de son corps ; on voit à découvert le grand mystère de sa bonté, cette miséricordieuse tendresse de notre Dieu, « Soleil levant qui nous a visités d’en haut » (Lc 1,78). Et comment cette tendresse ne serait-elle pas manifeste dans ses plaies ? Comment montrer plus clairement que par tes plaies que toi, Seigneur, tu es doux et compatissant et d’une grande miséricorde, puisqu’il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie (Jn 15,13) pour des condamnés à mort ?
      Tout mon mérite, c’est donc la pitié du Seigneur, et je ne manquerai pas de mérite tant que la pitié ne lui fera pas défaut. Si les miséricordes de Dieu se multiplient, mes mérites seront nombreux. Mais qu’arrivera-t-il si j’ai à me reprocher quantité de fautes ? « Là où le péché s’était multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5,20). Et si « la bonté du Seigneur s’étend de toujours à toujours », de mon côté « je chanterai sans fin les miséricordes du Seigneur » (Ps 102,17 ;88,2). Est-ce là ma justice ? Seigneur, je ferai mémoire de ta seule justice, car c’est elle ma justice puisque pour moi tu es devenu justice de Dieu (Rm 1,17).

Saint Bernard

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