„Acum voi putea să le spun acolo sus: omul există, l-am întâlnit”

„Undeva am citit: «Dumnezeu există, eu l-am întâlnit!». Asta după aceea! Lucrul mă surprinde! Că Dumnezeu există, este în afara discuţiei! Dar că l-a întâlnit cineva înaintea mea, asta chiar că mă surprinde! Pentru că eu am avut privilegiul de a-l întâlni pe Dumnezeu chiar în momentul în care mă îndoiam de El! Într-un sătuc […]

via Acum voi putea să le spun acolo sus: omul există, l-am întâlnit — Prea târziu te-am iubit…

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Gaudete et exultate, suite et fin

Cinquième chapitre

COMBAT, VIGILANCE ET DISCERNEMENT

158. La vie chrétienne est un combat permanent. Il faut de la force et du courage pour résister aux tentations du diable et annoncer l’Evangile. Cette lutte est très belle, car elle nous permet de célébrer chaque fois le Seigneur vainqueur dans notre vie.

Le combat et la vigilance

159. Il ne s’agit pas seulement d’un combat contre le monde et la mentalité mondaine qui nous trompe, nous abrutit et fait de nous des médiocres dépourvus d’engagement et sans joie. Il ne se réduit pas non plus à une lutte contre sa propre fragilité et contre ses propres inclinations (chacun a la sienne : la paresse, la luxure, l’envie, la jalousie, entre autres). C’est aussi une lutte permanente contre le diable qui est le prince du mal. Jésus lui-même fête nos victoires. Il se réjouissait quand ses disciples arrivaient à progresser dans l’annonce de l’Evangile, en surmontant les obstacles du Malin, et il s’exclamait : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair » (Lc 10, 18).

Plus qu’un mythe

160. Nous n’admettrons pas l’existence du diable si nous nous évertuons à regarder la vie seulement avec des critères empiriques et sans le sens du surnaturel. Précisément, la conviction que ce pouvoir malin est parmi nous est ce qui nous permet de comprendre pourquoi le mal a parfois tant de force destructrice. Les auteurs bibliques avaient certes un bagage conceptuel limité pour exprimer certaines réalités et au temps de Jésus, on pouvait confondre, par exemple, une épilepsie avec la possession du démon. Cependant cela ne doit pas nous porter à trop simplifier la réalité en disant que tous les cas rapportés dans les Evangiles étaient des maladies psychiques et qu’en définitive le démon n’existe pas ou n’agit pas. Sa présence se trouve à la première page des Ecritures, qui se concluent avec la victoire de Dieu sur le démon.[120] De fait, quand Jésus nous a enseigné le Notre Père, il a demandé que nous terminions en demandant au Père de nous délivrer du Mal. Le terme utilisé ici ne se réfère pas au mal abstrait et sa traduction plus précise est “le Malin”. Il désigne un être personnel qui nous harcèle. Jésus nous a enseigné à demander tous les jours cette délivrance pour que son pouvoir ne nous domine pas.

161. Ne pensons donc pas que c’est un mythe, une représentation, un symbole, une figure ou une idée.[121] Cette erreur nous conduit à baisser les bras, à relâcher l’attention et à être plus exposés. Il n’a pas besoin de nous posséder. Il nous empoisonne par la haine, par la tristesse, par l’envie, par les vices. Et ainsi, alors que nous baissons la garde, il en profite pour détruire notre vie, nos familles et nos communautés, car il rôde « comme un lion rugissant cherchant qui dévorer » (1P 5, 8).

Eveillés et confiants

162. La Parole de Dieu nous invite clairement à « résister aux manœuvres du diable » (Ep 6, 11) et à éteindre « tous les traits enflammés du Mauvais » (Ep 6, 16). Ce ne sont pas des paroles romantiques, car notre chemin vers la sainteté est aussi une lutte constante. Celui qui ne veut pas le reconnaître se trouvera exposé à l’échec ou à la médiocrité. Nous avons pour le combat les armes puissantes que le Seigneur nous donne : la foi qui s’exprime dans la prière, la méditation de la parole de Dieu, la célébration de la Messe, l’adoration eucharistique, la réconciliation sacramentelle, les œuvres de charité, la vie communautaire et l’engagement missionnaire. Si nous nous négligeons, les fausses promesses du mal nous séduiront facilement, car comme le disait le saint prêtre Brochero : « Qu’importe que Lucifer nous promette de nous libérer et même nous comble de tous ses biens, si ce sont des biens trompeurs, si ce sont des biens envenimés ? ».[122]

163. Sur ce chemin, le progrès du bien, la maturation spirituelle et la croissance de l’amour sont les meilleurs contrepoids au mal. Personne ne résiste s’il reste au point mort, s’il se contente de peu, s’il cesse de rêver de faire au Seigneur un don de soi plus généreux. Encore moins, s’il tombe dans un esprit de défaite, car « celui qui commence sans confiance a perdu d’avance la moitié de la bataille et enfouit ses talents […] le triomphe chrétien est toujours une croix, mais une croix qui en même temps est un étendard de victoire, qu’on porte avec une tendresse combative contre les assauts du mal ».[123]

La corruption spirituelle

164. Le chemin de la sainteté est une source de paix et de joie que nous offre l’Esprit, mais en même temps il demande que nous soyons avec « les lampes allumées » (Lc 12, 35) et que nous restions attentifs : « Gardez-vous de toute espèce de mal » (1Th 5, 22). « Veillez donc » (Mt 24, 42 ; Mc 13, 35). « Ne nous endormons pas » (1Th 5, 6). Car ceux qui ont le sentiment qu’ils ne commettent pas de fautes graves contre la Loi de Dieu peuvent tomber dans une sorte d’étourdissement ou de torpeur. Comme ils ne trouvent rien de grave à se reprocher, ils ne perçoivent pas cette tiédeur qui peu à peu s’empare de leur vie spirituelle et ils finissent par se débiliter et se corrompre.

165. La corruption spirituelle est pire que la chute d’un pécheur, car il s’agit d’un aveuglement confortable et autosuffisant où tout finit par sembler licite : la tromperie, la calomnie, l’égoïsme et d’autres formes subtiles d’autoréférentialité, puisque « Satan lui-même se déguise en ange de lumière » (2Co 11, 14). C’est ainsi que Salomon a fini ses jours, alors que le grand pécheur David sut se relever de sa misère. Dans un épisode, Jésus nous met en garde contre cette tentation trompeuse qui nous fait glisser vers la corruption : il parle d’une personne libérée du démon qui, pensant que sa vie est pure, finit par être possédée par sept autres esprits malins (cf. Lc 11, 24-26). Un autre texte biblique utilise une image forte : « Le chien est retourné à son propre vomissement » (2P 2, 22 ; cf. Pr 26, 11).

Le discernement

166. Comment savoir si une chose vient de l’Esprit Saint ou si elle a son origine dans l’esprit du monde ou dans l’esprit du diable ? Le seul moyen, c’est le discernement qui ne requiert pas seulement une bonne capacité à raisonner ou le sens commun. C’est aussi un don qu’il faut demander. Si nous le demandons avec confiance au Saint Esprit, et que nous nous efforçons en même temps de le développer par la prière, la réflexion, la lecture et le bon conseil, nous pourrons sûrement grandir dans cette capacité spirituelle.

Une nécessité impérieuse

167. Aujourd’hui, l’aptitude au discernement est redevenue particulièrement nécessaire. En effet, la vie actuelle offre d’énormes possibilités d’actions et de distractions et le monde les présente comme si elles étaient toutes valables et bonnes. Tout le monde, mais spécialement les jeunes, est exposé à un zapping constant. Il est possible de naviguer sur deux ou trois écrans simultanément et d’interagir en même temps sur différents lieux virtuels. Sans la sagesse du discernement, nous pouvons devenir facilement des marionnettes à la merci des tendances du moment.

168. Cela devient particulièrement important quand apparaît une nouveauté dans notre vie et qu’il faudrait alors discerner pour savoir s’il s’agit du vin nouveau de Dieu ou bien d’une nouveauté trompeuse de l’esprit du monde ou de l’esprit du diable. En d’autres occasions, il arrive le contraire, parce que les forces du mal nous induisent à ne pas changer, à laisser les choses comme elles sont, à choisir l’immobilisme et la rigidité. Nous empêchons donc le souffle de l’Esprit d’agir. Nous sommes libres, de la liberté de Jésus-Christ, mais il nous appelle à examiner ce qu’il y a en nous – désirs, angoisses, craintes, aspirations – et ce qui se passe en dehors de nous – “les signes des temps” – pour reconnaître les chemins de la pleine liberté : « Vérifiez tout. Ce qui est bon retenez-le » (1Th 5, 21).

Toujours à la lumière du Seigneur

169. Le discernement n’est pas seulement nécessaire pour les moments extraordinaires, ou quand il faut résoudre de graves problèmes, ou quand il faut prendre une décision cruciale. C’est un instrument de lutte pour mieux suivre le Seigneur. Nous en avons toujours besoin pour être disposés à reconnaître les temps de Dieu et de sa grâce, pour ne pas gaspiller les inspirations du Seigneur, pour ne pas laisser passer son invitation à grandir. Souvent cela se joue dans les petites choses, dans ce qui paraît négligeable, parce que la grandeur se montre dans ce qui est simple et quotidien.[124] Il s’agit de ne pas avoir de limites pour ce qui est grand, pour ce qu’il y a de mieux et de plus beau, mais en même temps d’être attentif à ce qui est petit, au don de soi d’aujourd’hui. Je demande donc à tous les chrétiens de faire chaque jour, en dialogue avec le Seigneur qui nous aime, un sincère “examen de conscience”. En même temps, le discernement nous conduit à reconnaître les moyens concrets que le Seigneur prédispose dans son mystérieux plan d’amour, pour que nous n’en restions pas seulement à de bonnes intentions.

Un don surnaturel

170. Il est vrai que le discernement spirituel n’exclut pas les apports des connaissances humaines, existentielles, psychologiques, sociologiques ou morales. Mais il les transcende. Même les sages normes de l’Église n’y suffisent pas. Rappelons-nous toujours que le discernement est une grâce. Bien qu’il inclue la raison et la prudence, il les dépasse parce qu’il s’agit d’entrevoir le mystère du projet unique et inimitable que Dieu a pour chacun, et qui se réalise dans des contextes et des limites les plus variés. Ne sont pas seulement en jeu un bien-être temporel ni la satisfaction de faire quelque chose d’utile, ni le désir d’avoir la conscience tranquille non plus. Ce qui est en jeu, c’est le sens de ma vie devant le Père qui me connaît et qui m’aime, le vrai sens de mon existence que personne ne connaît mieux que lui. Le discernement, en définitive, conduit à la source même de la vie qui ne meurt pas, c’est-à-dire connaître le Père, le seul vrai Dieu, et celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ (cf. Jn 17, 3). Il ne requiert pas de capacités spéciales ni n’est réservé aux plus intelligents ou aux plus instruits, et le Père se révèle volontiers aux humbles (cf. Mt 11, 25).

171. Même si le Seigneur nous parle de manières variées, dans notre travail, à travers les autres et à tout moment, il n’est pas possible de se passer du silence de la prière attentive pour mieux percevoir ce langage, pour interpréter la signification réelle des inspirations que nous croyons recevoir, pour apaiser les angoisses et recomposer l’ensemble de l’existence personnelle à la lumière de Dieu. Nous pouvons ainsi laisser naître cette nouvelle synthèse qui jaillit de la vie illuminée par l’Esprit.

Parle, Seigneur

172. Cependant, il pourrait arriver que dans la prière même nous évitions de nous laisser interpeller par la liberté de l’Esprit qui agit comme il veut. Il faut rappeler que le discernement priant doit trouver son origine dans la disponibilité à écouter le Seigneur, les autres, la réalité même qui nous interpelle toujours de manière nouvelle. Seul celui qui est disposé à écouter possède la liberté pour renoncer à son propre point de vue partiel ou insuffisant, à ses habitudes, à ses schémas. De la sorte, il est vraiment disponible pour accueillir un appel qui brise ses sécurités mais qui le conduit à une vie meilleure, car il ne suffit pas que tout aille bien, que tout soit tranquille. Dieu pourrait être en train de nous offrir quelque chose de plus, et à cause de notre distraction dans la commodité, nous ne nous en rendons pas compte.

173. Une telle attitude d’écoute implique, c’est certain, l’obéissance à l’Evangile comme ultime critère, mais aussi au Magistère qui le garde, en cherchant à trouver dans le trésor de l’Église ce qui est le plus fécond pour l’aujourd’hui du salut. Il ne s’agit pas d’appliquer des recettes ni de répéter le passé, puisque les mêmes solutions ne sont pas valables en toutes circonstances, et ce qui sera utile dans un certain contexte peut ne pas l’être dans un autre. Le discernement des esprits nous libère de la rigidité qui n’est pas de mise devant l’éternel aujourd’hui du Ressuscité. Seul l’Esprit sait pénétrer dans les replis les plus sombres de la réalité et prendre en compte toutes ses nuances, pour que, sous un nouveau jour, émerge la nouveauté de l’Evangile.

La logique du don et de la croix

174. Une condition essentielle au progrès dans le discernement, c’est de s’éduquer à la patience de Dieu et à ses temps qui ne sont jamais les nôtres. Il ne fait pas tomber le feu sur les infidèles (cf. Lc 9, 54) ni ne permet d’‘‘arracher l’ivraie” qui grandit avec le blé (cf. Mt 13, 29). Il faut aussi de la générosité parce qu’« il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Ac 20, 35). Nous ne discernons pas pour découvrir ce que nous pouvons tirer davantage de cette vie, mais pour reconnaître comment nous pouvons mieux accomplir cette mission qui nous a été confiée dans le Baptême, et cela implique que nous soyons disposés à des renoncements jusqu’à tout donner. En effet, le bonheur est paradoxal et nous offre les meilleures expériences quand nous acceptons cette logique mystérieuse qui n’est pas de ce monde. Comme l’affirmait saint Bonaventure en parlant de la croix : « Telle est notre logique ».[125] Si quelqu’un entre dans cette dynamique, alors il ne laisse pas sa conscience s’anesthésier et il s’ouvre généreusement au discernement.

175. Quand nous scrutons devant Dieu les chemins de la vie, il n’y a pas de domaines qui soient exclus. Sur tous les plans de notre vie, nous pouvons continuer à grandir et offrir quelque chose de plus à Dieu, y compris sur les plans où nous faisons l’expérience des difficultés les plus fortes. Mais il faut demander à l’Esprit Saint de nous délivrer et d’expulser cette peur qui nous porte à lui interdire d’entrer dans certains domaines de notre vie. Lui qui demande tout donne également tout, et il ne veut pas entrer en nous pour mutiler ou affaiblir mais pour porter à la plénitude. Cela nous fait voir que le discernement n’est pas une autoanalyse intimiste, une introspection égoïste, mais une véritable sortie de nous-mêmes vers le mystère de Dieu qui nous aide à vivre la mission à laquelle il nous a appelés pour le bien de nos frères.

***

176. Je voudrais que la Vierge Marie couronne ces réflexions, car elle a vécu comme personne les béatitudes de Jésus. Elle est celle qui tressaillait de joie en la présence de Dieu, celle qui gardait tout dans son cœur et qui s’est laissée traverser par le glaive. Elle est la sainte parmi les saints, la plus bénie, celle qui nous montre le chemin de la sainteté et qui nous accompagne. Elle n’accepte pas que nous restions à terre et parfois elle nous porte dans ses bras sans nous juger. Parler avec elle nous console, nous libère et nous sanctifie. La Mère n’a pas besoin de beaucoup de paroles, elle n’a pas besoin que nous fassions trop d’efforts pour lui expliquer ce qui nous arrive. Il suffit de chuchoter encore et encore : “Je vous salue Marie…’’.

177. J’espère que ces pages seront utiles pour que toute l’Église se consacre à promouvoir le désir de la sainteté. Demandons à l’Esprit Saint d’infuser en nous un intense désir d’être saint pour la plus grande gloire de Dieu et aidons-nous les uns les autres dans cet effort. Ainsi, nous partagerons un bonheur que le monde ne pourra nous enlever.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 19 mars, Solennité de Saint Joseph, de l’an 2018, sixième année de mon Pontificat.


[1] Benoît XVI, Homélie lors de l’inauguration solennelle du ministère pétrinien (24 avril 2005) : AAS 97 (2005), p. 708.

[2] Cela suppose qu’il y ait, de toute façon, la réputation de sainteté et l’exercice, au moins à un niveau ordinaire, des vertus chrétiennes : Cf. Lettre Apostolique sous forme de Motu proprio Maiorem hac dilectionem (11 juillet 2017), art. 2c : L’Osservatore Romano, éd. en langue française (13 juillet 2017), p. 12.
[3] Conc. œcum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, sur l’Église, n. 9.

[4] Cf. Joseph Malègue, Pierres noires. Les classes moyennes du Salut, Paris 1958.

[5] Conc. œcum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, sur l’Église, n. 12.

[6] Vie cachée et épiphanie, Source cachée (Œuvres spirituelles, Paris 1998, pp. 241-247).

[7] Jean-Paul II, Lett. ap. Novo millennio ineunte (6 janvier 2001), n. 56 : AAS 93 (2001), p. 307.

[8] Lett. ap. Tertio millennio adveniente (10 novembre 1994), n. 37 : AAS 87 (1995), p. 29.

[9] Homélie lors de la Commémoration œcuménique des témoins de la foi du 20ème siècle (7 mai 2000) : AAS 92 (2000), n. 5 : pp.680-681.

[10] Const. dogm. Lumen gentium, sur l’Église, n. 11.

[11] Cf. Hans U. Von Balthasar, Teología y santidad, in Communio 6 (1987), p. 489.

[12] Cantique Spirituel B, Prologue 2, (Œuvres complètes, Paris 1990, p. 1196).

[13] Ibid., 14, 2, (Op. cit. p. 1285).

[14] Cf. Catéchèse de l’Audience générale (19 novembre 2014) : L’Osservatore Romano, éd. en langue française (20 novembre 2014), p. 2.

[15] François de Sales, Traité de l’amour de Dieu, VIII, 11, (Œuvres complètes, Paris 1969, p. 743).

[16] J’ai suivi Jésus : Un évêque témoigne, Paris 1997, p. 17.

[17] Conférence des Évêques catholiques de Nouvelle Zélande, Healing love (1er janvier 1988).

[18] Cf. Exercices spirituels, Paris 1986/2008, nn. 102-312.

[19] Catéchisme de l’Église catholique, n. 515.

[20] Ibid., n. 516.

[21] Ibid., n. 517.

[22] Ibid., n. 518.

[23] Ibid., n. 521.

[24] Benoît XVI, Audience générale (13 avril 2011), in : L’Osservatore Romano, éd. en langue française (14 avril 2011), n. 15, p 2.

[25] Ibid.

[26] Cf. Hans U. Von Balthasar, Teología y santidad, in Communio 6 (1987), pp. 486-493.

[27] Xavier Zubiri, Naturaleza, historia, Dios, Madrid 19993, p. 427.

[28] Carlo M. Martini, Le confesioni di Pietro, Cinisello Balsamo 2017, p. 69.

[29] Il faut distinguer ce divertissement superficiel d’une saine culture du loisir, qui nous ouvre à l’autre et à la réalité avec un esprit détendu et contemplatif.

[30] Jean-Paul II, Homélie lors de la Messe de canonisation (1er octobre 2000), n. 5 : AAS 92 (2000), p. 852.

[31] Conférence Episcopale Régionale de l’Afrique Occidentale, Message pastoral à la fin de la 2ème Assemblée plénière (29 février 2016), n. 2.

[32] León Bloy, La femme pauvre, II, 27, Paris 1897, p. 388.

[33] Cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Lett. Placuit Deo sur certains aspects du salut chrétien (22 février 2018), n. 4 : L’Osservatore Romano (2 mars 2018), pp.4-5 : « L’individualisme néo-pélagien et le mépris néo-gnostique du corps défigurent la confession de foi au Christ, Sauveur unique et universel ». Dans ce document, se trouvent les bases doctrinales pour la compréhension du salut chrétien en référence aux dérives néo-gnostiques et néo-pélagiennes actuelles.

[34] Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 94 : AAS 105 (2013), p. 1060.

[35] Ibid : AAS 105 (2013), p. 1059.

[36] Homélie lors de la Messe à la Résidence Sainte-Marthe (11 novembre 2016) : L’Osservatore Romano, éd. en langue française (1er décembre 2016), p. 8.

[37] Comme l’enseigne saint Bonaventure, on doit « laisser en arrière toutes les opérations de l’intelligence, puis transporter et transformer en Dieu le foyer de toutes nos affections […] Il faut accorder peu à la recherche et beaucoup à l’onction ; peu à la langue et le plus possible à la joie intérieure ; peu aux discours et aux livres, et tout au don de Dieu, c’est-à-dire au saint Esprit ; peu ou rien à la créature et tout à l’Être créateur : Père, Fils et saint Esprit » (Itinerarium mentis in Deum, VII, 4-5 [Texte latin de Quaracchi traduit par H. Dumery], Paris 2001, pp. 103.105).

[38] Lettre au Grand Chancelier de l’Université Pontificale Catholique d’Argentine pour le centenaire de la Faculté de théologie (3 mars 2015) : L’Osservatore Romano (9-10 mars 2015), p. 6.

[39] Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 40 : AAS 105 (2013), p. 1037.

[40] Vidéo-message au congrès international de théologie de l’Université Pontificale Catholique d’Argentine (1-3 septembre 2015) : AAS 107 (2015), p. 980.

[41] Exhort. ap. post-synodale Vita consecrata (25 mars 1996), n. 38 : AAS 88 (1996), p. 412.

[42] Lettre au Grand Chancelier de l’Université Pontificale Catholique d’Argentine pour le centenaire de la Faculté de théologie (3 mars 2015) : L’Osservatore Romano (9-10 mars 2015), p. 6.

[43] Lettre à Frère Antoine, 2 (Ecrits, vies, témoignages, Ed. du 8ème centenaire vol. 1, Paris 2010, p. 383).

[44] Les sept dons de l’Esprit Saint, 9, 15.

[45] Id, Commentaire sur le Livre IV des Sentences 37, 1, 3, ad 6.

[46] Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 94 : AAS 105 (2013), p. 1059.

[47] Cf. Bonaventure de Bagnoregio, De sex alis Seraphim 3, 8 : « Non omnes omnia possunt ». Il faut le comprendre dans la ligne du Catéchisme de l’Église catholique, n. 1735.

[48] Cf. Thomas d’Aquin, Somme Théologique I-II, q. 109, a. 9, ad 1. « La grâce est de quelque manière imparfaite en ce qu’elle ne guérit pas totalement l’homme ».

[49] Cf. La nature et la grâce XLIII, 50 : PL 44, p. 271.

[50] Confessions X, XXIX, 40 (Paris 1962, Livres VIII-XIII, p. 213).

[51] Cf. Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 44 : AAS 105 (2013), p. 1038.

[52] Dans la compréhension de la foi chrétienne, la grâce est prévenante, concomitante et subséquente à tout notre agir. (Cf. Conc. œcum. de Trente, Sess. VI, Decr. de iustificatione, ch. 5, in DH, n. 1525).

[53] Cf. Homélie sur la Lettre aux Romains IX, 11 : PG 60, p. 470.

[54] Homélie sur l’humilité : PG 31, p. 530.

[55] Canon 4, DH 374 (H. Denziger, Symboles et définitions de la foi catholique, Paris 2010, p. 137).

[56] Ses. 6ème, Decretum de iustificatione, chap. 8, DH 1532 (H. Denziger, Symboles et définitions de la foi catholique, Paris 2010, p. 422).

[57] N. 1998.

[58] Ibid., n. 2007.

[59] Thomas d’Aquin, Somme Théologique I-II, q. 114, art. 5.

[60] Thérèse de Lisieux, ‘‘Acte d’offrande à l’Amour miséricordieux’’ (Prières, 6), (Œuvres complètes, Paris 1996, p. 963).

[61] Liucio Gera, Sobre el misterio del pobre, dans P. Grelot- L. Gera-A. Dumas, El Pobre, Buenos Aires 1962, p. 103.

[62] C’est, en définitive, la doctrine catholique du “mérite” postérieur à la justification. Il s’agit de la coopération du justifié à l’accroissement de la vie de la grâce (cf. Catéchisme de l’Église Catholique, n. 2010). Mais cette coopération ne fait en aucune manière que la justification elle-même et l’amitié de Dieu deviennent l’objet d’un mérite humain.

[63] Cf. Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 95 : AAS 105 (2013), p. 1060.

[64] Somme Théologique I-II, q. 107, art. 4.

[65] Homélie de la Sainte Messe à l’occasion du Jubilé des personnes socialement exclues (13 novembre 2016) : L’Osservatore Romano, éd. en langue française (17 novembre 2016), p. 7.

[66] Cf. Homélie lors de la Messe à la Résidence Sainte-Marthe (9 juin 2014) : L’Osservatore Romano, éd. en langue française (26 juin 2014), p. 6.

[67] L’ordre entre la deuxième et la troisième béatitude varie selon les diverses traditions textuelles.

[68] Exercices spirituels, n. 23 (Paris 1986/2008, p. 44).

[69] Manuscrit C, 12r. (Œuvres complètes, Paris 1996, p. 250).

[70] Depuis les temps patristiques, l’Église apprécie le don des larmes, comme en témoigne aussi la belle prière Ad petendam compunctionem cordis : « O Dieu tout puissant et très compatissant, qui pour le peuple assoiffé a fait surgir du rocher une source d’eau vive, fais jaillir de nos cœurs endurcis des larmes de contrition, pour que, pleurant nos péchés, nous obtenions par ta miséricorde le pardon » (Missale Romanum, ed. typ. 1962, p. [110]).

[71] Catéchisme de l’Église catholique, n. 1789, cf. n. 1970.

[72] Ibid., n. 1787.

[73] La diffamation et la calomnie sont comme un acte terroriste : on jette la bombe, on détruit, et l’agresseur reste heureux et tranquille. C’est très différent de la grandeur d’âme de celui qui s’approche pour discuter face à face, avec une sincérité sereine, en pensant au bien de l’autre.

[74] À certaines occasions, il peut être nécessaire de discuter à propos des difficultés d’un frère. Dans ces cas, il peut arriver que se transmette une reconstruction au lieu d’un fait objectif. La passion déforme la réalité concrète du fait, le transforme en une reconstruction et finit par transmettre cette reconstruction chargée de subjectivité. On détruit ainsi la réalité et on ne respecte pas la vérité de l’autre.

[75] Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 218 : AAS 105 (2013), p. 1110.

[76] Ibid., n. 239, p. 1116.

[77] Ibid., n. 227, p. 1112.

[78] Lett. enc. Centesimus annus (1er mai 1991), n. 41c : AAS 83 (1991), pp. 844-845.

[79] Lett. ap. Novo millennio ineunte (6 janvier 2001), n. 49 : AAS 93 (2001), p. 302.

[80] Ibid. : AAS 93 (2001), p. 302.

[81] Bulle Misericordiae Vultus (11 avril 2015), n. 12 : AAS 107 (2015), p. 407.

[82] Rappelons-nous la réaction du bon samaritain face à l’homme que les brigands avaient laissé à demi-mort au bord du chemin (cf. Lc 10, 30-37).

[83] Conférence Canadienne des Évêques catholiques : Commission des Affaires Sociales, Lettre ouverte aux membres du Parlement, Le bien commun ou l’exclusion, un choix pour les canadiens (1er février 2001), n. 9.

[84] Suivant le magistère constant de l’Église, la 5ème Conférence générale de l’Épiscopat latino-américain et des Caraïbes a enseigné que l’être humain « est toujours sacré, depuis sa conception, dans toutes les étapes de son existence, jusqu’à sa mort naturelle et après la mort », et que sa vie doit être protégée « depuis la conception, à toutes les étapes, et jusqu’à la mort naturelle » (Document d’Aparecida (29 juin 2007), nn. 388.464).

[85] Règle, 53, 1 : PL 66, p. 749.

[86] Cf. Ibid., 53, 7 : PL 66, p. 750.

[87] Ibid. 53, 15 : PL 66, p. 751.

[88] Bulle Misericordiae Vultus (11 avril 2015), n. 9 : AAS 107 (2015), p. 405.

[89] Ibid., n. 10 : AAS 107 (2015), p. 406.

[90] Exhort. ap. post-synodale Amoris laetitia (19 mars 2016), n. 311 : AAS 108 (2016), p. 439.

[91] Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 197 : AAS 105 (2013), p. 1103.

[92] Cf. Somme Théologique, II-II, 30, a. 4.

[93] Ibid. ad. 1

[94] Cristo en los pobres, Madrid, 1981, p. 37-38.

[95] Il y a de nombreuses formes de harcèlement qui, bien qu’elles semblent élégantes ou respectueuses, voire spirituelles, provoquent beaucoup de souffrance dans l’estime de soi des autres.

[96] Précautions, 13 b (Œuvres complètes, Paris 1990, p. 304).

[97] Ibid, 13 a (Op. cit., p. 304).

[98] Petit Journal : la miséricorde divine dans mon âme, n. 300 (Paris 20106, p. 148).

[99] Thomas d’Aquin, Somme Théologique, I-II, 70, a. 3.

[100] Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 6 : AAS 105 (2013), p. 1221.

[101] Je recommande de dire la prière attribuée à saint Thomas More : « Donne-moi une bonne digestion, Seigneur, et aussi quelque chose à digérer. Donne-moi la santé du corps avec le sens de la garder au mieux. Donne-moi une âme sainte, Seigneur, qui ait les yeux sur la beauté et la pureté, afin qu’elle ne s’épouvante pas en voyant le péché, mais sache redresser la situation. Donne-moi une âme qui ignore l’ennui, le gémissement et le soupir. Ne permets pas que je me fasse trop de souci pour cette chose encombrante que j’appelle ‘‘moi’’. Seigneur, donne-moi l’humour pour que je tire quelque bonheur de cette vie et en fasse profiter les autres. Ainsi soit-il ».

[102] Exhort. ap. post-synodale Amoris laetitia (19 mars 2016), n. 110 : AAS 108 (2016), p. 354.

[103] Exhort. ap. Evangelii nuntiandi (8 décembre 1975), n. 80 : AAS 68 (1976), p. 73. Il est intéressant de noter que dans ce texte, le bienheureux Paul VI lie intimement la joie à la parresía. De même qu’il déplore “surtout le manque de joie et d’espérance”, exalte la “douce et réconfortante joie d’évangéliser” qui est unie à “un élan intérieur que personne ni rien ne saurait éteindre”, pour que le monde ne reçoive pas l’Évangile “d’évangélisateurs tristes et découragés ”. À l’occasion de l’Année Sainte 1975, le même Paul VI a consacré à la joie l’Exhortation apostolique Gaudete in Domino (9 mai 1975) : AAS 67 (1075), pp. 289-322.

[104] Précautions, n. 15 (Œuvres complètes, Paris 1990, p. 304).

[105] Jean Paul-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Vita consecrata (25 mars 1996), n. 42 : AAS 88 (1996), p. 416.

[106] Confessions, IX, 10, 23-25 : PL 32, p. 773-775 (Paris 1962, Livres VIII-XIII, pp. 115-121).

[107] Spécialement, je rappelle les trois mots-clefs ‘‘s’il te plaît, merci, pardon’’, car « dits au bon moment, [ils] protègent et alimentent l’amour, jour après jour » : Exhort. ap. post-synodale Amoris laetitia (19 mars 2016), n. 133 : AAS 108 (2016), p. 363.

[108] Thérèse de Lisieux, Manuscrit C, 29vo-30ro (Œuvres Complètes, Paris 1996, pp. 274-275).

[109] Degrés de perfection, 2 (Œuvres complètes, Paris 1990, p. 313).

[110] Id., Avis à un religieux pour atteindre la perfection, 9b (Op. cit., p. 311).

[111] Livre de la Vie 8, 5 (Œuvres complètes, Paris 1949, p. 82).

[112] Jean-Paul II, Lett. ap. Orientale lumen (2 mai 1995), n. 16 : AAS 87 (1995), p. 762.

[113] Discours lors de la rencontre avec les participants au Vème Congrès de l’Église italienne, Florence (10 novembre 2015) : AAS 107 (2015), p. 1284.

[114] Cf. Bernard de Clairvaux, Sermon sur le cantique des cantiques 61, 3-5 : PL 183, pp. 1071-1073.

[115] Récits d’un pèlerin russe, (Traduits par Jean Laloy, Baconnière/Paris 1966, pp-37-38.149).

[116] Cf. Exercices spirituels, Paris 1986/2008, nn. 230-237.

[117] Lettre à Henry de Castries, Notre-Dame des Neiges, 14 août 1901.

[118] Vème Conférence Générale de L’Episcopat Latino-américain et des Caraïbes, Document d’Aparecida (29 juin 2007), n. 259.

[119] Conférence des Évêques catholiques de l’inde, Déclaration finale de la 21ème Assemblée plénière (18 février 2009), n. 3.2.

[120] Cf. Homélie lors de la Messe à la Résidence Sainte-Marthe (11 octobre 2013) : L’Osservatore Romano, éd. en langue française (17 octobre 2013), p. 7.

[121] Cf. Paul VI, Catéchèse (15 novembre 1972) : Insegnamenti X [1972], pp. 1168-1170 : « Un des besoins principaux est la défense contre ce mal que nous appelons Démon […] Le mal n’est pas seulement une déficience mais une efficience, un être vivant, spirituel, perverti et pervertisseur. Réalité terrible, mystérieuse et effrayante. Celui qui se refuse à la reconnaître comme existante sort du cadre de l’enseignement biblique et ecclésiastique ; ou bien celui qui en fait un principe se tenant par lui-même, n’ayant pas lui-même, comme toute créature, son origine en Dieu ; ou qui l’explique comme pseudo-réalité, une personnification conceptuelle et fantastique des causes ignorées de nos infirmités ».

[122] José Gabriel del Rosario Brochero, Plática de las banderas, in : Conférence épiscopale d’Argentine, El Cura Brochero. Cartas y sermones, Buenos Aires 1999, p. 71.

[123] Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 85 : AAS 105 (2013), p. 1056.

[124] On trouve sur la tombe de saint Ignace de Loyola ce sage épitaphe : “Non coerceri a maximo, contineri tamen a minimo divinum est” (Il est divin de ne pas avoir peur des grandes choses et en même temps d’être attentif aux plus petites).

[125] Collationes in Hexaemeron, 1, 30.

© Copyright – Libreria Editrice Vaticana

 

Cuvântul Domnului? Depinde

Un punct de vedere esential, luminos, la obiect, si mai ales… contemporan. Am dat de el gratie WordPress, multumesc pentru acest text si pentru excelenta traducere autorului https://antonivanov.blog.

„A face răul în numele lui Dumnezeu, deformând Cuvântul său

parola-dio-294x154„Până când religiile nu vor avea curajul să admită și să declare în mod oficial că textul sacru din care ele se inspiră, alături de pagini fără îndoială sublime, conține și elemente bastarde, scorii care infectează măreția sa și otrăvesc sufletul celui ce își inspiră propriul comportament dintr-o scriptură considerată sacră, până când nu se va face acest pas, așa-numitele „religii ale Cărții” vor fi întotdeauna pricină de suferință și de moarte, în numele lui Dumnezeu…”. Pe ilLibraio.it reflecția, foarte actuală, a biblistului pr. Alberto Maggi

„Cuvântul Domnului? Depinde!

„Până când religiile nu vor avea curajul să admită și să declare în mod oficial că textul sacru din care ele se inspiră conține, alături de pagini fără îndoială sublime, și elemente bastarde, scorii care infectează măreția sa și otrăvesc sufletul celui ce își inspiră propriul comportament dintr-o scriptură considerată sacră, până când nu se va face acest pas, așa-numitele „religii ale Cărții” vor fi întotdeauna pricină de suferință și de moarte, în numele lui Dumnezeu. Într-adevăr, motivul pentru care au fost permise, au fost justificate și chiar au fost poruncite tot felul de crime în numele lui Dumnezeu, este pentru că „așa e scris”, și astfel sfintele scripturi se transformă din izvoare de viață în instrumente de suferință și de moarte.

Dar nu este suficient să curățăm scripturile de elementele arhaice tribale, de superstiții, de tabu-uri, de atavica ură etnică, ci este necesar și faptul ca ceea ce a fost scris să fie în mod corect și în mod continuu interpretat. Altfel, o înțelegere numai literală a scripturii, în loc să comunice viață, poate cauza moarte, după cum foarte bine și-a dat seama apostolul Paul („Litera ucide”, 2 Corinteni 3,6).

Așa cum „cine nu iubește nu l-a cunoscut pe Dumnezeu” (1 Ioan 4,8), la fel și tot ceea ce nu este spre binele omului nu provine de la Dumnezeu, chiar dacă este scris că e așa și lui Dumnezeu îi este atribuit acel lucru. Desigur, pentru a face acest pas este nevoie de mult curaj, iar Isus a avut acest curaj, plătindu-l cu propria viață. Cristos a avut temeritatea să declare că nu tot ceea ce este scris în textele sacre provine de la Dumnezeu. De aceea nu a ales o carte, oricât de sacră ar fi ea, drept cod de comportament pentru credincioși, ci binele omului.

Pentru Isus nu este de ajuns ca un text să fie considerat sacru, este necesar și ca omul să fie considerat sacru. Criteriul a ceea ce este bine și a ceea ce este rău, a ceea ce este permis sau nepermis, nu se bazează pentru Isus pe respectarea și îndeplinirea sau pe nerespectarea și neîndeplinirea a ceea ce e scris în Carte, ci pe practicarea iubirii. De aceea Isus a relativizat importanța Legii divine, atribuindu-i lui Moise, și nu lui Dumnezeu, unele părți ale ei: «Din cauza împietririi inimii voastre v-a permis Moise să vă repudiați soțiile; la început însă nu a fost așa» (Matei 19,8). Potrivit tradiției religioase, fiecare cuvânt în parte din Lege (Torah) provenea de la Dumnezeu însuși. Moise avusese simplul rol de executor al voinței lui Dumnezeu, și era inadmisibil să afirmi că unele părți din Lege proveneau de la Moise și nu de la Domnul („Cine asigură că Torah-ul nu provine din cer, cel puțin în acel text (în Lege), și că nu Dumnezeu a spus ceea ce e scris în ea…, v-a fi nimicit în această lume și în lumea viitoare”, Sanhedrin B. 99). Polemica sau ciocnirea cea mai răsunătoare dintre Isus și Cartea Legii a fost cu privire la tema, foarte importantă pentru Iudei, a regulilor de puritate rituală, care erau considerate că provin direct de la Dumnezeu.

În Cartea Leviticului, considerată Cuvântul lui Dumnezeu, sunt enumerate animalele care pot fi mâncate, pentru că sunt considerate animale pure, și acelea cu care este interzis să te hrănești, pentru cu sunt impure (Levitic 11). Pentru Isus, puritatea sau impuritatea individului nu constă în ceea ce individul mănâncă sau nu mănâncă, ci în comportamentul individului față de alții: «Nu înțelegeți că tot ceea ce intră în om din exterior nu poate să-l facă impur, pentru că nu-i intră în inimă, ci în stomac și apoi ajunge în latrină? … Ceea ce iese din om este ceea îl face pe om impur» (Marcu 7, 18-20), dezmințind, de facto, Cartea Leviticului («Astfel, declara pure toatealimentele» (Marcu 7, 19). Așadar, textele sacre se revelează în semnificația lor cea mai adevărată și mai profundă numai dacă sunt citite din optica Duhului care le-a inspirat, adică din optica iubirii necondiționate a Creatorului față de creaturile sale. De acea Cuvântul lui Dumnezeu li se dezvăluie numai acelora care pun binele față de alții pe primul loc în propria existență. Când acest lucru nu se petrece, individul riscă să-l dezonoreze pe semenul său pentru a-l onora pe Dumnezeu (Marcu 7, 10-12) și, ca să fie fidel față de textul sacru, riscă să-l trădeze pe omul care trăiește.

Sacramentele și cupiditatea

Nu am nici aur, nici argint, dar ceea ce am îți dau: în numele lui Isus Cristos, Nazarineanul, ridică-te și mergi!” (Faptele Apostolilor 3,6). Așa i-a spus Petru ologului de lângă poarta templului din Ierusalim, iar bolnavul a început nu doar să meargă, ci de-a dreptul să sară, lăudându-l pe Dumnezeu (Faptele Apostolilor 3,8). Petru, fidel față de învățătura Învățătorului său de a nu acumula comori pe pământ(Matei 6,19), a comunicat viață celui ce simțea că viața îi lipsește. Apoi succesorii lui Petru au abandonat progresiv învățătura lui Isus, trădându-l în mod nerușinat, iar Biserica a ajuns nu doar să nu reușească să le redea puterea de a merge celor ce erau împiedicați, ci, supraîncărcată cu aur și argint, a devenit un obstacol pentru cei care voiau să înainteze cu pas sprinten pe drumul evangheliei.

Într-adevăr, deja din primele secole, nepăsători față de mustrările severe ale lui Isus cu privire la ispita bogăției (Luca 6,24), papii, și împreună cu ei întreaga ierarhie, au făcut tragica lor alegere. Isus a avertizat: „Nu puteți sluji lui Dumnezeu și mamonei” (Luca 16,13). La auzul acestor cuvinte atât de clare, „fariseii, care erau atașați de bani, își băteau joc de el” (Luca 16,14). Dar Biserica nu doar a ignorat cuvintele lui Isus, ci a făcut contrariul și, fără să ezite, a ales mamona, banul, interesul, conveniența, iar pentru a se îmbogăți a folosit orice mijloc, începând de la minciună. Într-adevăr, Biserica ierarhică a construit, fără niciun scrupul, un document fals care a avut repercusiuni grave asupra întregii creștinătăți.

Prin „Donația lui Constantin”, Biserica a afirmat că împăratul îi dăruise Papei Silvestru (+ 335) toate proprietățile imperiului. Iar Biserica, prinsă de lăcomia bogăției, s-a îndepărtat tot mai mult de evanghelie: chemată să-i slujească pe cei săraci, i-a pus pe cei săraci să o slujească. Nepăsătoare față de Isus care a spus că nu a venit ca să fie slujit, ci ca să slujească (Matei 24,28), Biserica s-a transformat într-o structură a puterii: papa se considera pe sine însuși un împărat sau rege (papa-rege), și, bineînțeles, cardinalii erau prinți, episcopii erau conți, iar pentru sărmanii preoți era oricum o importantă promovare socială și economică să ajungă parohi.

AUTORUL – Alberto Maggi, frate din Ordinul Slujitorii Mariei, a studiat în Facultățile Teologice Pontificale Marianum și Gregoriană din Roma și la École Biblique et Archéologique Française din Ierusalim. Fondator al Centrului de Studii Biblice «Giovanni Vannucci» la Montefano (Macerata), se îngrijește de răspândirea sfintelor scripturi interpretându-le întotdeauna în slujba dreptății, și niciodată a puterii. A publicat, printre altele: Roba da pretiNostra Signora degli ereticiCome leggere il Vangelo (e non perdere la fede)Parabole come pietreLa follia di DioVersetti pericolosiChi non muore si rivede – Il mio viaggio di fede e allegria tra il dolore e la vita, etc.

Pr. Alberto Maggi, biblist, 19.06.2016

Sursa: ilLibraio.it

Preluat din excelentul blog https://antonivanov.blog/2018/01/26/a-face-raul-in-numele-lui-dumnezeu-deformand-cuvantul-sau/

Din Vatican

„Din cauza înmulţirii fărădelegii, dragostea multora se va răci” (Mt 24,12)

Iubiţi fraţi şi surori,

Încă o dată ne vine în întâmpinare Paştele Domnului! Pentru a ne pregăti pentru el Providenţa lui Dumnezeu ne oferă în fiecare an Postul Mare, „semn sacramental al convertirii noastre”[1], care anunţă şi realizează posibilitatea de a ne întoarce la Domnul cu toată inima şi cu toată viaţa.

Şi anul acesta, cu mesajul acesta, doresc să ajut toată Biserica să trăiască în acest timp de har cu bucurie şi adevăr; şi fac asta inspirându-mă dintr-o expresie a lui Isus din Evanghelia lui Matei: „Din cauza înmulţirii fărădelegii, dragostea multora se va răci” (24,12).

Această frază se află în discursul care se referă la sfârşitul timpurilor şi care este situat la Ierusalim, pe Muntele Măslinilor, chiar acolo unde va începe pătimirea Domnului. Răspunzând la o întrebare a discipolilor, Isus anunţă o mare suferinţă şi descrie situaţia în care s-ar putea afla comunitatea credincioşilor: în faţa evenimentelor dureroase, unii profeţi falşi îi vor înşela pe mulţi, aşa încât vor ameninţa să stingă în inimi caritatea care este centrul întregii Evanghelii.

Profeţii falşi

Să ascultăm acest text şi să ne întrebăm: ce forme asumă profeţii falşi?

Ei sunt ca „vrăjitorii de şerpi”, adică profită de emoţiile umane pentru a face sclave persoanele şi a le duce acolo unde vor ei. Câţi fii ai lui Dumnezeu sunt amăgiţi de linguşirile plăcerii de câteva clipe, care este confundată cu fericirea! Câţi bărbaţi şi femei trăiesc parcă vrăjiţi de iluzia banului, care îi face în realitate sclavi ai profitului sau ai intereselor meschine! Câţi trăiesc crezând că sunt suficienţi lor înşişi şi cad pradă singurătăţii!

Alţi profeţi falşi sunt acei „şarlatani” care oferă soluţii simple şi imediate suferinţelor, remedii care se dovedesc însă complet ineficiente: câtor tineri le este oferit remediul fals al drogurilor, al relaţiilor „foloseşte şi aruncă”, al câştigurilor uşoare dar necinstite! De asemenea, câţi sunt încurcaţi într-o viaţă complet virtuală, în care raporturile par mai simplu şi rapide pentru a se dovedi după aceea în mod dramatic lipsite de sens! Aceşti escroci, care oferă lucruri fără valoare, iau în schimb ceea ce este mai preţios cum este demnitatea, libertatea şi capacitatea de a iubi. Este înşelăciunea vanităţii, care ne determină să facem figura păunilor… pentru a cădea după aceea în ridicol; şi din ridicol nu ne mai întoarcem. Nu este uimitor: din totdeauna diavolul, care este „mincinos şi tată al minciunii” (In 8,44), prezintă răul ca bine şi falsul ca adevărat, pentru a încurca inima omului. De aceea, fiecare dintre noi este chemat să discearnă în inima sa şi să examineze dacă este ameninţat de minciunile acestor profeţi falşi. Trebuie să învăţăm să nu ne oprim la nivelul imediat, superficial, ci să recunoaştem ceea ce lasă înlăuntrul nostru o amprentă bună şi mai durabilă, pentru că vine de la Dumnezeu şi este valabil cu adevărat pentru binele nostru.

O inimă rece

Dante Alighieri, în descrierea iadului, îl imaginează pe diavol aşezat pe un tron de gheaţă[2]; el locuieşte în gerul iubirii sufocate. Aşadar să ne întrebăm: cum se răceşte caritatea în noi? Care sunt semnalele care ne arată că în noi iubirea riscă să se stingă?

Ceea ce stinge caritatea este înainte de toate aviditatea de bani, „rădăcina tuturor relelor” (1Tim 6,10); după ea urmează refuzarea lui Dumnezeu şi prin urmare de a găsi mângâiere în el, preferând dezolarea noastră faţă de întărirea cuvântului său şi a sacramentelor[3]. Toate acestea se transformă în violenţă care se îndreaptă împotriva celor care sunt consideraţi o ameninţare pentru „certitudinile” noastre: copilul încă nenăscut, bătrânul bolnav, oaspetele în trecere, străinul, dar şi aproapele care nu corespunde aşteptărilor noastre.

Şi creaţia este martor tăcut al acestei răciri a carităţii: pământul este otrăvit de gunoaie aruncate prin neglijenţă şi interes; mările, şi ele poluate, trebuie să acopere, din păcate, resturile atâtor naufragii ale migraţiilor forţate; cerurile – care în planul lui Dumnezeu cântă gloria sa – sunt brăzdate de maşini care fac să plouă instrumente de moarte.

Iubirea se răceşte şi în comunităţile noastre: în exortaţia apostolică Evangelii gaudium am încercat să descriu semnele cele mai evidente ale acestei lipse de iubire. Ele sunt: indolenţa egoistă, pesimismul steril, tentaţia de a se izola şi de a se angaja în războaie fratricide, mentalitatea mondenă care induce să se ocupe numai de ceea ce este aparent, reducând în acest mod ardoarea misionară[4].

Ce este de făcut?

Dacă vedem în interiorul nostru şi în jurul nostru semnalele tocmai descrise, iată că Biserica, mama şi învăţătoarea noastră, împreună cu medicamentul, uneori amar, al adevărului, ne oferă în acest timp al Postului Mare remediul dulce al rugăciunii, al pomenii şi al postului.

Dedicând mai mult timp rugăciunii, permitem inimii noastre să descopere minciunile secrete cu care ne înşelăm pe noi înşine[5], pentru a căuta în sfârşit mângâierea în Dumnezeu. El este Tatăl nostru şi vrea pentru noi viaţa.

Exercitarea pomenii ne eliberează de aviditate şi ne ajută să descoperim că celălalt este fratele meu: ceea ce am nu este niciodată numai al meu. Cât aş vrea ca pomana să se transforme pentru toţi într-un adevărat stil de viaţă! Cât aş vrea ca, fiind creştini, să urmăm exemplul apostolilor şi să vedem în posibilitatea de a împărtăşii cu alţii bunurile noastre o mărturie concretă a comuniunii pe care o trăim în Biserică. În această privinţă îmi însuşesc îndemnul sfântului Paul, când îi invita pe corinteni la colecta pentru comunitatea din Ierusalim: „lucrarea aceasta vă este de folos vouă” (2Cor 8,10). Acest lucru este valabil în mod special în Postul Mare, în timpul căruia multe organisme adună colecte în favoarea Bisericilor şi populaţiilor aflate în dificultate. Dar cât aş vrea ca şi în raporturile noastre zilnice, în faţa oricărui frate care ne cere un ajutor, noi să ne gândim că acolo este un apel al Providenţei divine: fiecare pomană este o ocazie pentru a lua parte la Providenţa lui Dumnezeu faţă de fiii săi; şi dacă el se foloseşte astăzi de mine pentru a ajuta un frate, cum nu va avea grijă mâine şi de necesităţile mele, el care nu se lasă învins în generozitate?[6].

În sfârşit, postul îi ia violenţei noastre forţa, ne dezarmează şi constituie o ocazie importantă de creştere. Pe de o parte, ne permite să experimentăm ceea ce simt aceia cărora le lipseşte chiar şi strictul necesar şi cunosc muşcăturile zilnice ale foamei; pe de altă parte, exprimă condiţia spiritului nostru, înfometate de bunătate şi însetat de viaţa lui Dumnezeu. Postul ne trezeşte, ne face mai atenţi faţă de Dumnezeu şi faţă de aproapele, trezeşte voinţa de a asculta de Dumnezeu care, singur, satură foamea noastră.

Aş vrea ca glasul meu să ajungă dincolo de graniţele Bisericii catolice, pentru a ajunge la voi toţi, bărbaţi şi femei de bunăvoinţă, deschişi la ascultarea lui Dumnezeu. Dacă precum noi sunteţi chinuiţi de răspândirea fărădelegii în lume, dacă vă preocupă gerul care paralizează inimile şi acţiunile, dacă vedeţi că dispare simţul de umanitate comună, uniţi-vă cu noi pentru a-l invoca împreună pe Dumnezeu, pentru a posti împreună şi împreună cu noi pentru a dărui ceea ce puteţi ca să-i ajutaţi pe fraţi!

Focul Paştelui

Îi invit mai ales pe membrii Bisericii să întreprindă cu zel drumul Postului Mare, sprijiniţi de pomană, de post şi de rugăciune. Dacă uneori caritatea pare să se stingă în atâtea inimi, ea nu este stinsă în inima lui Dumnezeu! El ne dăruieşte mereu noi ocazii pentru ca să putem reîncepe să iubim.

O ocazie propice va fi şi în acest an iniţiativa „24 de ore pentru Domnul”, care invită să celebrăm sacramentul Reconcilierii într-un context de adoraţie euharistică. În 2018 ea se va desfăşura vineri 9 şi sâmbătă 10 martie, inspirându-se din cuvintele Psalmului 130,4: „La tine este iertarea”. În fiecare dieceză, cel puţin o biserică va rămâne deschisă timp de 24 de ore consecutive, oferind posibilitatea rugăciunii de adoraţie şi a Spovezii sacramentale.

În noaptea de Paşte vom retrăi ritul sugestiv al aprinderii lumânării pascale: luată din „focul nou”, lumina încet-încet va alunga întunericul şi va umple de strălucire adunarea liturgică. „Lumina lui Cristos care învie glorios să risipească întunericul inimii şi al spiritului”[7], pentru ca toţi să putem retrăi experienţa discipolilor din Emaus: ascultând cuvântul Domnului şi hrănindu-ne cu Pâinea euharistică va permite inimii noastre să ardă din nou de credinţă, speranţă şi caritate.

Vă binecuvântez din inimă şi mă rog pentru voi. Nu uitaţi să vă rugaţi pentru mine.

Din Vatican, 1 noiembrie 2017

Solemnitatea Tuturor Sfinţilor

 

Franciscus

Saint François de Sales

Du pape Benoît XVI, 2011

Chers frères et sœurs,

«Dieu est le Dieu du cœur humain» (Traité de l’Amour de Dieu, I, XV): dans ces paroles apparemment simples, nous percevons l’empreinte de la spiritualité d’un grand maître, dont je voudrais vous parler aujourd’hui, saint François de Sale, évêque et docteur de l’Eglise. Né en 1567 dans une région frontalière de France, il était le fils du Seigneur de Boisy, antique et noble famille de Savoie. Ayant vécu à cheval entre deux siècles, le XVIe et le XVIIe, il rassemblait en lui le meilleur des enseignements et des conquêtes culturelles du siècle qui s’achevait, réconciliant l’héritage de l’humanisme et la tension vers l’absolu propre aux courants mystiques. Sa formation fut très complète; à Paris, il suivit ses études supérieures, se consacrant également à la théologie, et à l’Université de Padoue celles de droit, suivant le désir de son père, qu’il conclut brillamment par une maîtrise in utroque iure, droit canonique et droit civil. Dans sa jeunesse équilibrée, réfléchissant sur la pensée de saint Augustin et de saint Thomas d’Aquin, il traversa une crise profonde qui le conduisit à s’interroger sur son salut éternel et sur la prédestination de Dieu à son égard, vivant avec souffrance comme un véritable drame spirituel les questions théologiques de son époque. Il priait intensément, mais le doute le tourmenta si fort que pendant plusieurs semaines, il ne réussit presque plus à manger et à dormir. Au comble de l’épreuve, il se rendit dans l’église des dominicains à Paris, ouvrit son cœur et pria ainsi: «Quoi qu’il advienne, Seigneur, toi qui détiens tout entre tes mains, et dont les voies sont justice et vérité; quoi que tu aies établi à mon égard…; toi qui es toujours un juge équitable et un Père miséricordieux, je t’aimerai Seigneur (…) je j’aimerai ici, ô mon Dieu, et j’espérerai toujours en ta miséricorde, et je répéterai toujours tes louanges… O Seigneur Jésus, tu seras toujours mon espérance et mon salut dans la terre des vivants» (I Proc. Canon., vol. I, art. 4). François, âgé de vingt ans, trouva la paix dans la réalité radicale et libératrice de l’amour de Dieu: l’aimer sans rien attendre en retour et placer sa confiance dans l’amour divin; ne plus demander ce que Dieu fera de moi: moi je l’aime simplement, indépendamment de ce qu’il me donne ou pas. Ainsi, il trouva la paix, et la question de la prédestination — sur laquelle on débattait à cette époque — s’en trouva résolue, car il ne cherchait pas plus que ce qu’il pouvait avoir de Dieu; il l’aimait simplement, il s’abandonnait à sa bonté. Et cela sera le secret de sa vie, qui transparaîtra dans son œuvre principale: le Traité de l’amour de Dieu.

En vainquant les résistances de son père, François suivit l’appel du Seigneur et, le 18 décembre 1593, fut ordonné prêtre. En 1602, il devint évêque de Genève, à une époque où la ville était un bastion du calvinisme, au point que le siège épiscopal se trouvait «en exil» à Annecy. Pasteur d’un diocèse pauvre et tourmenté, dans un paysage de montagne dont il connaissait aussi bien la dureté que la beauté, il écrivit: «[Dieu] je l’ai rencontré dans toute sa douceur et sa délicatesse dans nos plus hautes et rudes montagnes, où de nombreuses âmes simples l’aimaient et l’adoraient en toute vérité et sincérité; et les chevreuils et les chamois sautillaient ici et là entre les glaciers terrifiants pour chanter ses louanges» (Lettre à la Mère de Chantal, octobre 1606, in Œuvres, éd. Mackey, t. XIII, p. 223). Et toutefois, l’influence de sa vie et de son enseignement sur l’Europe de l’époque et des siècles successifs apparaît immense. C’est un apôtre, un prédicateur, un homme d’action et de prière; engagé dans la réalisation des idéaux du Concile de Trente; participant à la controverse et au dialogue avec les protestants, faisant toujours plus l’expérience, au-delà de la confrontation théologique nécessaire, de l’importance de la relation personnelle et de la charité; chargé de missions diplomatiques au niveau européen, et de fonctions sociales de médiation et de réconciliation. Mais saint François de Sales est surtout un guide des âmes: de sa rencontre avec une jeune femme, madame de Charmoisy, il tirera l’inspiration pour écrire l’un des livres les plus lus à l’époque moderne, l’Introduction à la vie dévote; de sa profonde communion spirituelle avec une personnalité d’exception, sainte Jeanne Françoise de Chantal, naîtra une nouvelle famille religieuse, l’Ordre de la Visitation, caractérisé — comme le voulut le saint — par une consécration totale à Dieu vécue dans la simplicité et l’humilité, en accomplissant extraordinairement bien les choses ordinaires: «… Je veux que mes Filles — écrit-il — n’aient pas d’autre idéal que celui de glorifier [Notre Seigneur] par leur humilité» (Lettre à Mgr de Marquemond, juin 1615). Il meurt en 1622, à cinquante-cinq ans, après une existence marquée par la dureté des temps et par le labeur apostolique.

La vie de saint François de Sales a été une vie relativement brève, mais vécue avec une grande intensité. De la figure de ce saint émane une impression de rare plénitude, démontrée dans la sérénité de sa recherche intellectuelle, mais également dans la richesse de ses sentiments, dans la «douceur» de ses enseignements qui ont eu une grande influence sur la conscience chrétienne. De la parole «humanité», il a incarné les diverses acceptions que, aujourd’hui comme hier, ce terme peut prendre: culture et courtoisie, liberté et tendresse, noblesse et solidarité. Il avait dans son aspect quelque chose de la majesté du paysage dans lequel il a vécu, conservant également sa simplicité et son naturel. Les antiques paroles et les images avec lesquelles il s’exprimait résonnent de manière inattendue, également à l’oreille de l’homme d’aujourd’hui, comme une langue natale et familière.

François de Sales adresse à Philotée, le destinataire imaginaire de son Introduction à la vie dévote (1607) une invitation qui, à l’époque, dut sembler révolutionnaire. Il s’agit de l’invitation à appartenir complètement à Dieu, en vivant en plénitude la présence dans le monde et les devoirs de son propre état. «Mon intention est d’instruire ceux qui vivent en villes, en ménages, en la cour […]» (Préface de l’Introduction à la vie dévote). Le document par lequel le Pape Pie ix, plus de deux siècles après, le proclamera docteur de l’Eglise insistera sur cet élargissement de l’appel à la perfection, à la sainteté. Il y est écrit: «[la véritable piété] a pénétré jusqu’au trône des rois, dans la tente des chefs des armées, dans le prétoire des juges, dans les bureaux, dans les boutiques et même dans les cabanes de pasteurs […]» (Bref Dives in misericordia, 16 novembre 1877). C’est ainsi que naissait cet appel aux laïcs, ce soin pour la consécration des choses temporelles et pour la sanctification du quotidien sur lesquels insisteront le Concile Vatican ii et la spiritualité de notre temps. L’idéal d’une humanité réconciliée se manifestait, dans l’harmonie entre action dans le monde et prière, entre condition séculière et recherche de perfection, avec l’aide de la grâce de Dieu qui imprègne l’homme et, sans le détruire, le purifie, en l’élevant aux hauteurs divines. Saint François de Sales offre une leçon plus complexe à Théotime, le chrétien adulte, spirituellement mûr, auquel il adresse quelques années plus tard son Traité de l’amour de Dieu (1616). Cette leçon suppose, au début, une vision précise de l’être humain, une anthropologie: la «raison» de l’homme, ou plutôt l’«âme raisonnable», y est vue comme une architecture harmonieuse, un temple, articulé en plusieurs espaces, autour d’un centre, qu’il appelle, avec les grands mystiques, «cime», «pointe» de l’esprit, ou «fond» de l’âme. C’est le point où la raison, une fois parcourus tous ses degrés, «ferme les yeux» et la connaissance ne fait plus qu’un avec l’amour (cf. livre I, chap. XII). Que l’amour, dans sa dimension théologale, divine, soit la raison d’être de toutes les choses, selon une échelle ascendante qui ne semble pas connaître de fractures et d’abîmes. Saint François de Sales l’a résumé dans une phrase célèbre: «L’homme est la perfection de l’univers; l’esprit est la perfection de l’homme; l’amour, celle de l’esprit; et la charité, celle de l’amour» (ibid., livre X, chap. I).

Dans une saison d’intense floraison mystique, le Traité de l’amour de Dieu est une véritable somme, en même temps qu’une fascinante œuvre littéraire. Sa description de l’itinéraire vers Dieu part de la reconnaissance de l’«inclination naturelle» (ibid., livre I, chap. XVI), inscrite dans le cœur de l’homme bien qu’il soit pécheur, à aimer Dieu par dessus toute chose. Selon le modèle de la Sainte Ecriture, saint François de Sales parle de l’union entre Dieu et l’homme en développant toute une série d’images de relation interpersonnelle. Son Dieu est père et seigneur, époux et ami, il a des caractéristiques maternelles et d’une nourrice, il est le soleil dont même la nuit est une mystérieuse révélation. Un tel Dieu attire l’homme à lui avec les liens de l’amour, c’est-à-dire de la vraie liberté: «Car l’amour n’a point de forçats ni d’esclaves, [mais] réduit toutes choses à son obéissance avec une force si délicieuse, que comme rien n’est si fort que l’amour, aussi rien n’est si aimable que sa force» (ibid., livre I, chap. VI). Nous trouvons dans le traité de notre saint une méditation profonde sur la volonté humaine et la description de son flux, son passage, sa mort, pour vivre (cf. ibid., livre IX, chap. XIII) dans l’abandon total non seulement à la volonté de Dieu, mais à ce qui Lui plaît, à son «bon plaisir» (cf. ibid., livre IX, chap. I). Au sommet de l’union avec Dieu, outre les ravissements de l’extase contemplative, se place ce reflux de charité concrète, qui se fait attentive à tous les besoins des autres et qu’il appelle «l’extase de l’œuvre et de la vie» (ibid., livre VII, chap. VI).

On perçoit bien, en lisant le livre sur l’amour de Dieu et plus encore les si nombreuses lettres de direction et d’amitié spirituelle, quel connaisseur du cœur humain a été saint François de Sales. A sainte Jeanne de Chantal, à qui il écrit: «[…] car voici la règle générale de notre obéissance écrite en grosses lettres: il faut tout faire par amour, et rien par force; il faut plus aimer l’obéissance que craindre la désobéissance. Je vous laisse l’esprit de liberté, non pas celui qui forclos [exclut] l’obéissance, car c’est la liberté de la chair; mais celui qui forclos la contrainte et le scrupule, ou empressement» (Lettre du 14 octobre 1604). Ce n’est pas par hasard qu’à l’origine de nombreux parcours de la pédagogie et de la spiritualité de notre époque nous retrouvons la trace de ce maître, sans lequel n’auraient pas existé saint Jean Bosco ni l’héroïque «petite voie» de sainte Thérèse de Lisieux.

Chers frères et sœurs, à une époque comme la nôtre qui recherche la liberté, parfois par la violence et l’inquiétude, ne doit pas échapper l’actualité de ce grand maître de spiritualité et de paix, qui remet à ses disciples l’«esprit de liberté», la vraie, au sommet d’un enseignement fascinant et complet sur la réalité de l’amour. Saint François de Sales est un témoin exemplaire de l’humanisme chrétien avec son style familier, avec des paraboles qui volent parfois sur les ailes de la poésie, il rappelle que l’homme porte inscrite en lui la nostalgie de Dieu et que ce n’est qu’en Lui que se trouve la vraie joie et sa réalisation la plus totale.

Nu va temeti, speranţa nu dezamageste!

Oare ce ecou au cuvintele „Nu vă temeți!” (Mt 10,31) în inima oamenilor care trăiesc astăzi în mijlocul persecuțiilor? Cum să te apropii de un om care aude războiul în stradă, în fața casei (nu la televizor, ca noi!) și să-i spui: „Nu te teme!”? Cum să te apropii astăzi și să spui unui mame […]

via Nu vă temeți! Speranţa nu dezamăgeşte! — Prea târziu te-am iubit…

Putregaiul din suflet — Prea târziu te-am iubit…

„Taina regelui e bine să o ţii ascunsă, dar faptele lui Dumnezeu să le faci cunoscute şi să dai mărturie cu cinste” (Tob 12,7). Cu adevărat fiecare om are „taine” pe care trebuie să le împărtășească doar lui Dumnezeu și părintelui spiritual. Însă faptele lui Dumnezeu, ceea ce el a făcut și face în viața […]

via Putregaiul din sufletul celor care „devorează avutul văduvelor şi se prefac că se roagă îndelung” — Prea târziu te-am iubit…