Triduum pascal 2018

La « Prière d’invocation à la Sainte Croix de Jésus-Christ«  a été trouvée en l’an 802 dans le tombeau de Jésus-Christ, écrite sur un parchemin en lettres d’or, et envoyée par le saint pape Léon III (795-816) à l’Empereur Charlemagne quand il est parti avec son armée pour combattre les ennemis de Saint Michel — son saint protecteur et celui de l’Église — en France, avant d’être conservée précisément à l’abbaye de Saint-Michel de France. Cette prière d’invocation à la « Sainte croix de Jésus-Christ » a protégé les soldats qui la portaient sur eux, et la récitaient, pendant les deux dernières guerres :

« Dieu tout-puissant, qui avez souffert la mort à l’arbre patibulaire pour tous nos péchés, soyez avec moi ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, ayez pitié de moi ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, soyez mon espoir ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, repoussez de moi toute arme tranchante ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, versez en moi tout bien ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, détournez de moi tout mal ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, faites que je parvienne au chemin du salut ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, repoussez de moi toute atteinte de mort ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, préservez moi des accidents corporels et temporels, que j’adore la Sainte Croix de Jésus-Christ à jamais.
Jésus de Nazareth crucifié, ayez pitié de moi, faites que l’esprit malin et nuisible fuie de moi, dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il !
En l’honneur du Sang Précieux de Notre Seigneur Jésus-Christ, en l’honneur de Son Incarnation, par où Il peut nous conduire à la vie éternelle, aussi vrai que Notre Seigneur Jésus-Christ est né le jour de Noël et qu’Il a été crucifié le Vendredi Saint.
Amen. »

 

Anunțuri

A détresse extrême, compassion extrême

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,40-45. 
En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »
À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié.
Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt
en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.

COMMENTAIRE de Jacques Marcotte

http://www.spiritualite2000.com/2018/02/homelie-pour-le-6e-dimanche-t-o-b/

Ce n’est pas drôle d’être atteint d’un mal contagieux, d’être mis en isolation, d’être en quarantaine… Toute la vie devient compliquée… pour nous-mêmes qui devons accepter d’être éloignés pour un temps des autres, privés de leur visite, de contacts normaux avec nos semblables. Ce n’est pas drôle non plus pour nos proches qui ne peuvent nous approcher sans prendre toutes les précautions nécessaires. Il y a un mur qui nous sépare. Malgré, bien sûr, que des bons soins « travaillent » intensément à nous guérir avec des chances de réussir à le faire rapidement.

C’était le sort réservé aux lépreux autrefois. On craignait la contagion. Ils étaient exclus, mis à part, sans grande possibilité – à l’époque – d’être soignés. C’était fatal dans la plupart des cas. Des morts vivants, c’est ce qu’ils devenaient. Un peu comme on a vu il y a quelques années en Afrique de l’Ouest au plus fort de l’épidémie de la fièvre Ébola.

Tout cela nous fait comprendre l’enjeu du miracle et du signe accomplis par Jésus aujourd’hui. Cette fois, le malade a franchi les barrières qui l’isolaient. Sa foi en Jésus lui a fait se frayer un passage jusqu’à lui, jusqu’à tomber à ses genoux en disant : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Le pauvre homme joue le tout pour le tout. La réaction normale de Jésus aurait dû être de fuir, de dénoncer ce malheureux.

Jésus choisit au contraire de jouer lui aussi le tout pour le tout en faveur de cet homme. Il s’éprend de pitié, d’une compassion extrême pour ce malheureux. Il puise en lui-même toute l’énergie divine qui lui fait dire : « Je le veux soit purifié ». Et cela après l’avoir touché, après avoir posé le geste dangereux et socialement condamné. Jésus mise sur la foi du lépreux. Il engage sa puissance divine et tout son amour. Et l’homme est purifié de sa lèpre.

La suite nous permet de voir que les conséquences, si elles sont heureuses pour l’homme guéri, ne sont pas très intéressantes pour Jésus. L’homme purifié n’a pas respecté les consignes de discrétion que lui avait prescrites Jésus. On le miraculé de n’avoir pas pu se retenir. Il était tellement content! Mais pour Jésus ça voudra dire se tenir loin des villages et des lieux habités. C’est à son tour de devoir s’isoler, se tenir à l’écart, vivre l’exclusion. On peut dire que c’était pour lui le prix à payer pour avoir guéri cet homme.

Au-delà de cet évènement déjà très beau en lui-même et révélateur de la puissance de la foi dans le Christ, révélateur de la puissance merveilleuse du Christ, il y a à considérer la portée spirituelle immense de geste qui nous rejoint chacun, chacune aujourd’hui.

Nous sommes marqués nous aussi de la lèpre du péché. La peur, l’incompréhension, l’isolement nous tiennent dans la tristesse, la solitude et l’incapacité de nous en sortir tout seul. À moins de nous tourner résolument vers le Seigneur. Lui-même il a franchi les barrières de nos solitudes, de nos souffrances, de la mort elle-même. Il en a fait personnellement l’expérience.

Ressuscité, il s’offre à nous toucher personnellement de son Esprit Saint, dans la grâce des sacrements de son Église. Il éveille lui- même notre foi. A nous de lui faire pleine confiance, de puiser abondamment à sa puissance de vie qui nous purifiera et nous rendra capables de liens fraternels authentiques avec nos frères et sœurs en communion intime et personnelle avec Dieu lui-même.

Entrons dans cette espérance et rendons grâce pour l’œuvre d’amour et de salut qui s’accomplit pour nous dans la personne de Jésus, le Christ, notre Sauveur. Amen.

 

Putregaiul din suflet — Prea târziu te-am iubit…

„Taina regelui e bine să o ţii ascunsă, dar faptele lui Dumnezeu să le faci cunoscute şi să dai mărturie cu cinste” (Tob 12,7). Cu adevărat fiecare om are „taine” pe care trebuie să le împărtășească doar lui Dumnezeu și părintelui spiritual. Însă faptele lui Dumnezeu, ceea ce el a făcut și face în viața […]

via Putregaiul din sufletul celor care „devorează avutul văduvelor şi se prefac că se roagă îndelung” — Prea târziu te-am iubit…

Le loup avec l’agneau…?

 

            « Le loup habitera avec l’agneau,
car la connaissance du Seigneur remplira le pays
comme les eaux recouvrent le fond de la mer »

Livre d’Isaïe, chapitre 11, versets 6 et 9.

Fr. Christophe Boureux
Couvent de la Tourett
e
Isaïe décrit la création paradisiaque à la fin des temps. Les relations entre le loup et l’agneau, entre le léopard et le chevreau, entre le nourrisson et le cobra, caractérisent une vie commune : habiter, se nourrir ensemble, partager un même nid. La création accomplie révèle l’hospitalité d’une maison commune où l’on mange ensemble sans se manger les uns les autres. Tous sont des hôtes les uns pour les autres, car le mot hôte désigne à la fois celui qui accueille et celui qui est accueilli. L’hospitalité supplante et remplace l’hostilité.
Le paradis d’Isaïe étend à la création tout entière l’hospitalité que Noé offrit à chacun des couples d’animaux dans l’arche que le Seigneur lui fit construire avant le déluge. Bien qu’enfermés tous ensemble pendant longtemps, ils ne s’entredévorèrent pas, en dépit du regard oblique que les enfants se plaisent à imaginer dans les yeux du gros lion louchant sur la petite antilope à ses côtés. L’explication de ce miracle d’hospitalité pour Isaïe vient de ce que « la connaissance du Seigneur remplira le pays ».
Les créatures se connaîtront mutuellement comme le Seigneur les connaît, Lui qui en est le Créateur.
À l’origine, dans le jardin d’Eden, comme à la fin des temps dans la Jérusalem céleste, il n’y a qu’un arbre au milieu du paradis : l’arbre de la connaissance de Dieu ne fait qu’un avec l’arbre de vie.
Cet arbre est celui sous lequel Abraham accueillit ses trois hôtes mystérieux ou sous lequel Nathanaël se tenait lorsqu’il vit passer Jésus. Sous cet arbre, l’hostilité au tréfonds de nous cherche à se transformer en hospitalité créative. Pour habiter la terre en chrétien, nous demandons à chaque créature : « où demeures-tu ? » et « peut-on manger ensemble ? »
http://avent.retraitedanslaville.org/prier/date___2016

Misericordias Domini in aeternum cantabo

copil in rugaciune

Din psalmul 102

Binecuvintează, suflete al meu, pe Domnul şi toate cele dinlăuntrul meu, numele cel sfânt al Lui.

Binecuvintează, suflete al meu, pe Domnul şi nu uita toate răsplătirile Lui.

Pe Cel ce curăţeşte toate fărădelegile tale, pe Cel ce vindecă toate bolile tale;

Pe Cel ce izbăveşte din stricăciune viaţa ta, pe Cel ce te încununează cu milă şi cu îndurări;

Pe Cel ce umple de bunătăţi pofta ta; înnoi-se-vor ca ale vulturului tinereţile tale.

Cel ce face milostenie, Domnul, şi judecată tuturor celor ce li se face strâmbătate.

Cunoscute a făcut căile Sale lui Moise, fiilor lui Israel voile Sale.

Îndurat şi milostiv este Domnul, îndelung-răbdător şi mult-milostiv.

Nu până în sfârşit se va iuţi, nici în veac se va mânia.