Prier ensemble, pour tous

„Lorsque vous remplissez le devoir de la prière, mes frères bien-aimés, n’oubliez pas la conduite du Pharisien et du Publicain dans le temple. Le Publicain n’élevait pas insolemment ses regards vers le ciel, il n’agitait pas ses mains hardies; mais frappant sa poitrine, et, par cet acte, se reconnaissant pécheur, il implorait le secours de la miséricorde divine. Le Pharisien, au contraire, s’applaudissait lui-même. Aussi le Publicain fut justifié et non pas l’autre. Il fut justifié à cause de sa prière, car il ne plaçait pas l’espoir de son salut dans une confiance aveugle en son innocence, attendu que personne n’est innocent; mais il confessait humblement ses péchés, et Dieu qui pardonne toujours aux humbles, entendit sa voix. Mais citons plutôt le texte évangélique. Deux hommes montèrent dans le temple pour prier; l’un était pharisien, l’autre publicain. Le Pharisien se tenant debout priait ainsi en lui-même: Dieu, je vous rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, injuste, ravisseur, adultère, ou bien encore comme ce Publicain. Je jeûne deux fois la semaine; je donne le dîme de tout ce que je possède. Le Publicain, au contraire, se tenait à l’écart et n’osait élever ses regards vers le ciel, mais il frappait sa poitrine en disant mon Dieu, je suis un pécheur, soyez-moi propice. Il se retira dans sa maison justifié; mais il n’en fut pas de même du Pharisien. Car tout homme qui s’élève sera abaissé, et tout homme qui s’abaisse sera élevé (Lc, XVIII.).

Nous venons de voir, mes frères bien-aimés, d’après les saints livres, quelle doit être notre attitude dans la prière. Voyons maintenant ce que nous devons demander.

Vous prierez ainsi, nous dit Jésus-Christ: Notre Père qui êtes dans les cieux, que votre nom soit sanctifié. Que votre règne arrive. Que votre volonté soit faite sur la terre comme dans le ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien. Pardonnez-nous nos, offenses comme nous les pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Ne souffrez pas que nous soyons induits en tentation; mais délivrez-nous du mal; ainsi soit-il (Mt., VI).

Avant toutes choses, le Dieu qui nous a si fortement recommandé la paix et l’unité n’a pas voulu que nos prières eussent un caractère personnel et égoïste; il n’a pas voulu, quand nous prions, que nous ne pensions qu’à nous-même. Nous ne disons pas: mon père qui es dans les cieux, donne-moi aujourd’hui le pain dont j’ai besoin. Nous ne demandons pas seulement pour nous-mêmes le pardon de nos fautes, l’exemption de toute tentation et la délivrance du mal. Notre prière est publique et commune, et quand nous prions, nous ne pensons pas seulement à nous, mais à tout le peuple; car tout le peuple chrétien ne forme qu’un seul corps. Le Dieu qui nous a enseigné la paix, la concorde et l’unité veut que notre prière embrasse tous nos frères, comme il nous a tous portés lui-même dans sou sein paternel. Ainsi prièrent les trois enfants dans la fournaise leurs voix étaient unies comme leurs coeurs. C’est ce que nous enseigne l’Écriture, en les proposant à notre imitation : Les trois enfants, dit-elle, comme d’une seule bouche, chantaient un hymne au Seigneur et le bénissaient (Dn., III). Et pourtant le Verbe fait homme ne leur avait pas appris à prier. Est-il donc étonnant qu’il ait exaucé leur demande, lui qui prête toujours l’oreille à la prière de l’homme simple et pacifique?

Nous voyons les apôtres et les disciples prier de la même manière, après l’ascension de Jésus-Christ. Tous, dit l’Écriture, unis par un même sentiment, persévéraient dans la prière avec les saintes femmes, avec Marie, mère de Jésus, et ses proche parents (Ac., I). Nous voyons, par cette union, combien leur prière était sincère, persévérante et efficace. Dieu qui réunit dans la même maison les frères dont les sentiments sont unanimes, n’ouvre les portes de la demeure éternelle qu’à ceux dont les coeurs s’unissent dans la prière.

3° Que vous dire, mes frères bien-aimés, des mystères de l’oraison dominicale? Qu’ils sont nombreux, qu’ils sont grands, qu’ils sont féconds en grâces spirituelles, quoique résumés en peu de mots! Tout ce que vous trouvez dans les autres prières est renfermé dans cette céleste formule.”

Saint Cyprien de Carthage sur l’oraison dominicale

La sixième et la septième demandes du Pater

Selon saint Cyprien

http://nouvl.evangelisation.free.fr/cyprien_carthage_oraison_dominicale.htm

„Le Seigneur nous ordonne d’ajouter : Ne souffrez pas que nous soyons induits en tentation.

Nous voyons par ces paroles que l’ennemi ne peut rien contre nous, si Dieu ne le permet. Ainsi nous devons mettre entre les mains de Dieu nos craintes, nos espérances, nos résolutions, puisque le démon ne peut nous tenter qu’autant que Dieu lui en donne le pouvoir.

C’est ce que nous enseigne l’Écriture: Nabuchodonosor, roi de Babylone, vint assiéger Jérusalem et Dieu la livra entre ses mains. Or, c’est à cause de nos péchés que Dieu donne au mauvais esprit une certaine puissance contre nous. Qui a livré les dépouilles de Jacob et d’Israël entre les mains des ennemis ? N’est-ce pas le Dieu qu’ils ont offensé, dont ils ont repoussé les commandements et méprisé la loi? N’est-ce pas lui qui a fait tomber sur eux le poids de sa colère (Is., XLII..)? Nous voyons le même fait dans l’histoire de Salomon: il pèche, il s’éloigne des préceptes et des voies du Seigneur, aussi l’Écriture nous dit : Le Seigneur excita l’ennemi contre Salomon.

Ce pouvoir est accordé à l’ennemi pour deux motifs : ou pour nous punir de nos fautes, ou pour nous glorifier par l’épreuve. C’est ce que nous montre l’histoire de Job. Tout ce qu’il possède, dit le Seigneur au démon, est entre tes mains; mais prends garde de toucher à sa personne (Jb, I.). De même, pendant sa passion, le Sauveur dit à Pilate : Tu n’aurais contre moi aucun pouvoir, s’il ne te venait d’en Haut. Ainsi ces paroles que nous adressons à Dieu : Ne souffrez pas que nous soyons induits en tentation, nous rappellent notre infirmité et notre faiblesse. Elles nous tiennent en garde contre les révoltes de l’orgueil, contre la présomption et la vaine gloire. Nous ne devons nous glorifier de rien, pas même de la confession du nom de Jésus-Christ, pas même du martyre; car Jésus nous recommande l’humilité en disant : Veillez et priez pour ne pas être exposés à la tentation. L’esprit est prompt, mais la chair est faible. Ainsi lorsqu’on reconnaît humblement sa bassesse et qu’on rapporte tout à Dieu, son coeur s’ouvre à la miséricorde, et il exauce des prières inspirées par le respect et par le désir de lui plaire.

A la fin, se trouve la formule qui renferme en deux mots toutes nos demandes et toutes nos prières : Délivrez-nous du mal.

Par ces mots, nous entendons tous les actes d’hostilité que l’ennemi peut exercer contre nous dans ce monde et dont Dieu seul, par sa grâce, peut nous garantir et nous délivrer. Quand nous avons dit: Délivrez-nous du mal, il ne reste plus à rien à demander. Nous implorons la protection divine contre l’esprit du mal, et, après l’avoir obtenue, nous sommes en sûreté contre les assauts du démon et du monde. Car comment craindre le siècle, quand Dieu nous couvre de son égide?

Ne vous étonnez pas, mes frères bien-aimés, de la sublimité de, cette prière: c’est Dieu qui en est l’auteur, Dieu qui a résumé en quelques mots tout ce qui peut assurer la paix parmi nous. C’est ce que le prophète Isaïe avait prédit depuis longtemps, lorsque, sous l’inspiration du Saint-Esprit, il parlait de la majesté et de l’amour de Dieu : Sa parole, disait-il, renferme en abrégé toute justice, et il la manifestera en peu de mots à l’univers (Is. I.) Car son Verbe, Notre-Seigneur Jésus-Christ, est descendu sur la terre pour nous tous ; il a réuni sous une même loi les savants et. les ignorants, et il a donné à tout sexe et à tout âge les leçons du salut. Ce n’est pas assez : il a groupé comme en un faisceau tous ses enseignements, pour ne pas charger la mémoire des fidèles; mais pour leur apprendre rapidement ce qui est nécessaire à une foi simple et sans étude. Ainsi, quand il voulut nous enseigner ce qu’est la vie éternelle, il exprima ce mystère avec une concision toute divine : La vie éternelle consiste à vous connaître, vous Dieu unique et véritable, et celui que vous avez envoyé, Jésus-Christ (Jn., XVII.). De même, quand il voulut recueillir dans la loi et les prophètes les préceptes essentiels : Écoute Israël, dit-il, ton Dieu est un Dieu unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de tout ton esprit, de toutes tes forces. Dans ces deux préceptes sont renfermés toute la loi et les prophètes (Mc, XII.). Et ailleurs : Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, vous-mêmes faites-le pour eux tel est l’enseignement de la loi et des prophètes (Mt., VII.).

Jésus-Christ nous a appris à prier, non seulement par ses paroles, mais aussi par. ses .exemples. Lui-même priait fréquemment, nous montrant ainsi ce que nous devons faire. Jésus,  dit le texte sacré, se retirait dans la solitude et il adorait. Nous lisons dans un autre évangéliste: Il se retira sur une montagne et il passa la nuit à prier. Si Jésus, l’innocence même, priait, à plus forte raison, nous qui sommes pécheurs, devons nous prier. Si Jésus passait toute la nuit en prière, à plus forte raison, devons nous veiller pour nous livrer plus longtemps à ce saint exercice. Or, le Seigneur priait, non pas pour lui, que pouvait-il demander, lui qui était sans tache? Mais il priait pour nos fautes, comme il le déclara à Pierre, en disant: Voilà que Satan va vous triturer comme le froment; mais j’ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas (Lc, XII.). Ensuite il recommande à son Père tous ses disciples : Je ne prie pas seulement pour ceux-ci, mais pour tous ceux qui, éclairés par leur parole, croiront en moi, afin que tous soient un. De même que vous, mon Père, vous êtes en moi et que je suis en vous, puissent-ils, eux aussi, ne faire qu’un avec nous (Jn., XVII.). Quelle bonté de la part de notre Dieu! non content de nous racheter au prix de tout son sang, il veut encore prier pour nous. Or, voyez quel est le but de sa prière. Comme le Père et le Fils ne sont qu’un, il veut que, nous aussi, nous persévérions dans l’unité. Vous pouvez comprendre par là quelle est la faute de celui qui détruit l’unité et la paix. Le Seigneur a prié pour la conservation de ces liens si précieux parmi son peuple. Il voulait que l’anion la plus étroite régnât parmi les fidèles, car il savait bien que la discorde ne peut avoir accès au royaume céleste.

Quand nous commençons notre prière, mes frères bien-aimés, veillons sur nous-mêmes et occupons-nous uniquement de l’oeuvre  que nous accomplissons. Éloignons de notre esprit toute vue, charnelle et mondaine et ne pensons qu’à l’objet de notre demande. Aussi, avant la prière solennelle, le prêtre prépare les esprits en chantant la préface : Les coeurs en haut, dit-il; et le peuple répond : nous les avons vers le Seigneur. Par ces paroles, les fidèles sont avertis qu’ils ne doivent penser qu’à Dieu. Fermons notre coeur à l’ennemi, ouvrons-le à Dieu seul et ne souffrons pas que le démon s’approche de nous au temps de la prière. Il se glisse dans l’ombre; il pénètre jusqu’à nous et, par sa ruse, il détourne nos prières de leur but véritable; d’où il arrive que nos sentiments diffèrent de nos paroles. Et cependant l’essence de la prière ne consiste pas dans le son de la voix, mais dans la sincérité de l’intention et dans l’élévation de l’âme vers Dieu.”

Homélie pour le 33e Dimanche T.O. (B)

« Quant au jour et à l’heure, nul ne les connaît… seulement le Père. » Ce détail à la fin de l’Évangile nous rassure. Alors que tout est si précaire et si fragile et tellement menacé dans notre monde,

via Homélie pour le 33e Dimanche T.O. (B) — Spiritualité 2000

„They that sow in tears shall reap in joy”

Psalm 1 King James Version (KJV)

Blessed is the man that walketh not in the counsel of the ungodly, nor standeth in the way of sinners, nor sitteth in the seat of the scornful.

But his delight is in the law of the Lord; and in his law doth he meditate day and night.

And he shall be like a tree planted by the rivers of water, that bringeth forth his fruit in his season; his leaf also shall not wither; and whatsoever he doeth shall prosper.

The ungodly are not so: but are like the chaff which the wind driveth away.

Therefore the ungodly shall not stand in the judgment, nor sinners in the congregation of the righteous.

For the Lord knoweth the way of the righteous: but the way of the ungodly shall perish.

…………………

Psalm 150 King James Version (KJV)

Praise ye the Lord. Praise God in his sanctuary: praise him in the firmament of his power.

Praise him for his mighty acts: praise him according to his excellent greatness.

Praise him with the sound of the trumpet: praise him with the psaltery and harp.

Praise him with the timbrel and dance: praise him with stringed instruments and organs.

Praise him upon the loud cymbals: praise him upon the high sounding cymbals.

Let every thing that hath breath praise the Lord. Praise ye the Lord.

And one of my favorites

Psalm 126 King James Version (KJV)

When the Lord turned again the captivity of Zion, we were like them that dream.

Then was our mouth filled with laughter, and our tongue with singing: then said they among the heathen, The Lord hath done great things for them.

The Lord hath done great things for us; whereof we are glad.

Turn again our captivity, O Lord, as the streams in the south.

They that sow in tears shall reap in joy.

He that goeth forth and weepeth, bearing precious seed, shall doubtless come again with rejoicing, bringing his sheaves with him.

Donner, partager, offrir

 

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Mère et enfants, toile de Georges Rouault

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 12, 41-44)

En ce temps-là,
Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor,
et regardait comment la foule y mettait de l’argent.
Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.
Une pauvre veuve s’avança
et mit deux petites pièces de monnaie.
Jésus appela ses disciples et leur déclara :
« Amen, je vous le dis :
cette pauvre veuve a mis dans le Trésor
plus que tous les autres.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu,
mais elle, elle a pris sur son indigence :
elle a mis tout ce qu’elle possédait,
tout ce qu’elle avait pour vivre. »

COMMENTAIRE par Jean Marcotte, o.p., Montréal

Jésus regardait la foule. Ce devait être amusant à voir. Tout ce monde dans les galeries du temple. Et là, devant les troncs disposés pour accueillir les offrandes, chacun se sentant interpelé. Les uns ayant déjà préparé leur enveloppe. Ils donnent par devoir, pour faire comme les autres, pour rendre grâce à Dieu, intercédant pour eux-mêmes, pour un des leurs. D’autres peut-être donnent spontanément, sur le vif de l’émotion. Certains veulent qu’on voie bien ce qu’ils donnent. Leur manière plus ostentatoire les trahit. D’autres sont plus discrets, plus humbles ou plus mesquins : ils ne veulent pas être vus. Jésus, lui, voit tout. Il regarde jusqu’au fond de l’âme et du cœur. Il sait bien qui est là pour les apparences, pour la forme, sans son cœur, et qui est là pour vrai, pour Dieu, pour sa foi et son amour.

Il voit cette femme qui s’amène. Elle est pauvre. Elle est seule. Elle tient quelques piécettes dans sa main. Elle s’approche du tronc. Et d’un geste rapide, hésitant peut-être, elle dispose de ses pièces, et s’en retourne discrètement, comme elle est venue. Elle a fait le don que lui inspirait sa foi, son amour pour Dieu. N’a-t-elle pas donné pour le Dieu d’Israël, si glorieusement adoré dans ce temple. Elle s’en retourne chez elle, toute légère du don qu’elle a fait, délestée de sa fortune, confrontée sans doute à la dure réalité, mais toute confiante en son Seigneur et maître.

Le Seigneur nous invite à regarder cette femme avec lui pour voir la vérité de son geste. Elle a fait plus que tous les autres, qui eux n’ont donné que de leur superflu. « Elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Le récit finit là. Qu’arrivera-t-il à cette femme? L’histoire ne le dit pas. En principe elle n’a plus rien pour vivre. Il n’y a pas de filet social. Va-t-elle mourir, victime de son trop grand amour? Qu’arrive-t-il à ceux qui donnent tout d’eux-mêmes? Son geste nous interpelle toujours. Un geste lumineux, prophétique. Qui préfigure le don que bientôt Jésus va faire de lui-même. Qui préfigure nos propres gestes de générosité, de service, de don de nous-mêmes.

Le Dieu d’Israël, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus le Christ ne se laisse pas vaincre en générosité. Il l’a prouvé autrefois pour Élie et la veuve de Sarepta au pays de Sidon, il l’a prouvé pour le psalmiste. Il l’a prouvé au matin de Pâques. Les deux veuves de l’Écriture nous livrent un témoignage qu’il nous est bien difficile d’imiter. Nous pensons bien que Dieu ne nous en demande pas autant. Reste que Jésus dans sa passion a suivi l’exemple de ces deux femmes. Il a donné tout de lui-même, s’abandonnant totalement à son Père, qui seul pouvait le faire vivre à jamais. Pâques nous donne la réponse : la victoire de l’amour et du don sur l’égoïsme et la mort.

À défaut de tout donner, il nous est proposé de partager, en prenant un peu de ce qui est important pour nous pour que d’autres puissent en profiter. Partager de notre temps, de notre attention. Offrir notre disponibilité, notre amitié, nos diverses ressources. Comme lui qui s’est offert une fois pour toute. Lui qui n’exclut personne des bénéfices du don qu’il a fait de sa vie. Lui dont l’action salvatrice se continue par notre engagement, notre service, notre amour. Prenons appui sur le don que Jésus nous a fait de lui-même, sur le sacrifice pascal du Christ. Qu’il transparaisse en tous nos gestes par la puissance de l’Esprit de Dieu. Alors tous pourront découvrir que Dieu les aime d’un amour qui les sauve, qui les fait vivre.

http://www.spiritualite2000.com/2018/11/homelie-pour-le-32e-dimanche-t-o-b/

 

„Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur”

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,28b-34.

En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements  ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’
Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Saint François de Sales (1567-1622)
évêque de Genève et docteur de l’Église
Traité de l’amour de Dieu, 10, 11

Comme Dieu « créa l’homme à son image et ressemblance » (Gn 1,26), aussi a-t-il ordonné un amour pour l’homme à l’image et ressemblance de l’amour qui est dû à sa divinité : « Tu aimeras, dit-il, le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur ; c’est le premier et le plus grand commandement. Or le second est semblable à lui : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Pourquoi aimons-nous Dieu ? « La cause pour laquelle on aime Dieu », dit saint Bernard, « c’est Dieu même », comme s’il disait que nous aimons Dieu parce qu’il est la très souveraine et très infinie bonté. Pourquoi nous aimons-nous nous-mêmes en charité ? Certes, c’est parce que nous sommes « l’image et ressemblance de Dieu ». Et puisque tous les hommes ont cette même dignité, nous les aimons aussi comme nous-mêmes, c’est-à-dire en qualité de très saintes et vivantes images de la divinité.
C’est en cette qualité-là que Dieu ne fait nulle difficulté de se dire notre Père et nous nommer ses enfants ; c’est en cette qualité que nous sommes capables d’être unis à sa divine essence par la jouissance de sa souveraine bonté et félicité ; c’est en cette qualité que nous recevons sa grâce et que nos esprits sont associés au sien très saint, « rendus participants de sa divine nature » (2P 1,4). Et c’est donc ainsi que la même charité qui produit les actes de l’amour de Dieu produit également ceux de l’amour du prochain. Tout comme Jacob vit qu’une même échelle touchait le ciel et la terre, servant également aux anges pour descendre comme pour monter (Gn 28,12), nous savons aussi qu’une même dilection s’étend à chérir Dieu et le prochain.

Homélie pour le 31e Dimanche T.O. (B)

Aujourd’hui, j’aimerais aborder la question de la foi en Dieu. Nous le savons, l’existence de Dieu est de plus en plus remise en question dans nos sociétés et il est important que nous prenions la parole afin de répondre de notre foi, à la manière d’objecteurs de conscience refusant que l’on ne réduise Dieu qu’à…

via Homélie pour le 31e Dimanche T.O. (B) — Spiritualité 2000