Homélie pour le 33e Dimanche T.O. (B)

« Quant au jour et à l’heure, nul ne les connaît… seulement le Père. » Ce détail à la fin de l’Évangile nous rassure. Alors que tout est si précaire et si fragile et tellement menacé dans notre monde,

via Homélie pour le 33e Dimanche T.O. (B) — Spiritualité 2000

Reclame

„They that sow in tears shall reap in joy”

Psalm 1 King James Version (KJV)

Blessed is the man that walketh not in the counsel of the ungodly, nor standeth in the way of sinners, nor sitteth in the seat of the scornful.

But his delight is in the law of the Lord; and in his law doth he meditate day and night.

And he shall be like a tree planted by the rivers of water, that bringeth forth his fruit in his season; his leaf also shall not wither; and whatsoever he doeth shall prosper.

The ungodly are not so: but are like the chaff which the wind driveth away.

Therefore the ungodly shall not stand in the judgment, nor sinners in the congregation of the righteous.

For the Lord knoweth the way of the righteous: but the way of the ungodly shall perish.

…………………

Psalm 150 King James Version (KJV)

Praise ye the Lord. Praise God in his sanctuary: praise him in the firmament of his power.

Praise him for his mighty acts: praise him according to his excellent greatness.

Praise him with the sound of the trumpet: praise him with the psaltery and harp.

Praise him with the timbrel and dance: praise him with stringed instruments and organs.

Praise him upon the loud cymbals: praise him upon the high sounding cymbals.

Let every thing that hath breath praise the Lord. Praise ye the Lord.

And one of my favorites

Psalm 126 King James Version (KJV)

When the Lord turned again the captivity of Zion, we were like them that dream.

Then was our mouth filled with laughter, and our tongue with singing: then said they among the heathen, The Lord hath done great things for them.

The Lord hath done great things for us; whereof we are glad.

Turn again our captivity, O Lord, as the streams in the south.

They that sow in tears shall reap in joy.

He that goeth forth and weepeth, bearing precious seed, shall doubtless come again with rejoicing, bringing his sheaves with him.

Donner, partager, offrir

 

Résultat de recherche d'images pour "la pauvre veuve temple"

Mère et enfants, toile de Georges Rouault

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 12, 41-44)

En ce temps-là,
Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor,
et regardait comment la foule y mettait de l’argent.
Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.
Une pauvre veuve s’avança
et mit deux petites pièces de monnaie.
Jésus appela ses disciples et leur déclara :
« Amen, je vous le dis :
cette pauvre veuve a mis dans le Trésor
plus que tous les autres.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu,
mais elle, elle a pris sur son indigence :
elle a mis tout ce qu’elle possédait,
tout ce qu’elle avait pour vivre. »

COMMENTAIRE par Jean Marcotte, o.p., Montréal

Jésus regardait la foule. Ce devait être amusant à voir. Tout ce monde dans les galeries du temple. Et là, devant les troncs disposés pour accueillir les offrandes, chacun se sentant interpelé. Les uns ayant déjà préparé leur enveloppe. Ils donnent par devoir, pour faire comme les autres, pour rendre grâce à Dieu, intercédant pour eux-mêmes, pour un des leurs. D’autres peut-être donnent spontanément, sur le vif de l’émotion. Certains veulent qu’on voie bien ce qu’ils donnent. Leur manière plus ostentatoire les trahit. D’autres sont plus discrets, plus humbles ou plus mesquins : ils ne veulent pas être vus. Jésus, lui, voit tout. Il regarde jusqu’au fond de l’âme et du cœur. Il sait bien qui est là pour les apparences, pour la forme, sans son cœur, et qui est là pour vrai, pour Dieu, pour sa foi et son amour.

Il voit cette femme qui s’amène. Elle est pauvre. Elle est seule. Elle tient quelques piécettes dans sa main. Elle s’approche du tronc. Et d’un geste rapide, hésitant peut-être, elle dispose de ses pièces, et s’en retourne discrètement, comme elle est venue. Elle a fait le don que lui inspirait sa foi, son amour pour Dieu. N’a-t-elle pas donné pour le Dieu d’Israël, si glorieusement adoré dans ce temple. Elle s’en retourne chez elle, toute légère du don qu’elle a fait, délestée de sa fortune, confrontée sans doute à la dure réalité, mais toute confiante en son Seigneur et maître.

Le Seigneur nous invite à regarder cette femme avec lui pour voir la vérité de son geste. Elle a fait plus que tous les autres, qui eux n’ont donné que de leur superflu. « Elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Le récit finit là. Qu’arrivera-t-il à cette femme? L’histoire ne le dit pas. En principe elle n’a plus rien pour vivre. Il n’y a pas de filet social. Va-t-elle mourir, victime de son trop grand amour? Qu’arrive-t-il à ceux qui donnent tout d’eux-mêmes? Son geste nous interpelle toujours. Un geste lumineux, prophétique. Qui préfigure le don que bientôt Jésus va faire de lui-même. Qui préfigure nos propres gestes de générosité, de service, de don de nous-mêmes.

Le Dieu d’Israël, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus le Christ ne se laisse pas vaincre en générosité. Il l’a prouvé autrefois pour Élie et la veuve de Sarepta au pays de Sidon, il l’a prouvé pour le psalmiste. Il l’a prouvé au matin de Pâques. Les deux veuves de l’Écriture nous livrent un témoignage qu’il nous est bien difficile d’imiter. Nous pensons bien que Dieu ne nous en demande pas autant. Reste que Jésus dans sa passion a suivi l’exemple de ces deux femmes. Il a donné tout de lui-même, s’abandonnant totalement à son Père, qui seul pouvait le faire vivre à jamais. Pâques nous donne la réponse : la victoire de l’amour et du don sur l’égoïsme et la mort.

À défaut de tout donner, il nous est proposé de partager, en prenant un peu de ce qui est important pour nous pour que d’autres puissent en profiter. Partager de notre temps, de notre attention. Offrir notre disponibilité, notre amitié, nos diverses ressources. Comme lui qui s’est offert une fois pour toute. Lui qui n’exclut personne des bénéfices du don qu’il a fait de sa vie. Lui dont l’action salvatrice se continue par notre engagement, notre service, notre amour. Prenons appui sur le don que Jésus nous a fait de lui-même, sur le sacrifice pascal du Christ. Qu’il transparaisse en tous nos gestes par la puissance de l’Esprit de Dieu. Alors tous pourront découvrir que Dieu les aime d’un amour qui les sauve, qui les fait vivre.

http://www.spiritualite2000.com/2018/11/homelie-pour-le-32e-dimanche-t-o-b/

 

„Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur”

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,28b-34.

En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements  ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’
Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Saint François de Sales (1567-1622)
évêque de Genève et docteur de l’Église
Traité de l’amour de Dieu, 10, 11

Comme Dieu « créa l’homme à son image et ressemblance » (Gn 1,26), aussi a-t-il ordonné un amour pour l’homme à l’image et ressemblance de l’amour qui est dû à sa divinité : « Tu aimeras, dit-il, le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur ; c’est le premier et le plus grand commandement. Or le second est semblable à lui : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Pourquoi aimons-nous Dieu ? « La cause pour laquelle on aime Dieu », dit saint Bernard, « c’est Dieu même », comme s’il disait que nous aimons Dieu parce qu’il est la très souveraine et très infinie bonté. Pourquoi nous aimons-nous nous-mêmes en charité ? Certes, c’est parce que nous sommes « l’image et ressemblance de Dieu ». Et puisque tous les hommes ont cette même dignité, nous les aimons aussi comme nous-mêmes, c’est-à-dire en qualité de très saintes et vivantes images de la divinité.
C’est en cette qualité-là que Dieu ne fait nulle difficulté de se dire notre Père et nous nommer ses enfants ; c’est en cette qualité que nous sommes capables d’être unis à sa divine essence par la jouissance de sa souveraine bonté et félicité ; c’est en cette qualité que nous recevons sa grâce et que nos esprits sont associés au sien très saint, « rendus participants de sa divine nature » (2P 1,4). Et c’est donc ainsi que la même charité qui produit les actes de l’amour de Dieu produit également ceux de l’amour du prochain. Tout comme Jacob vit qu’une même échelle touchait le ciel et la terre, servant également aux anges pour descendre comme pour monter (Gn 28,12), nous savons aussi qu’une même dilection s’étend à chérir Dieu et le prochain.

Homélie pour le 31e Dimanche T.O. (B)

Aujourd’hui, j’aimerais aborder la question de la foi en Dieu. Nous le savons, l’existence de Dieu est de plus en plus remise en question dans nos sociétés et il est important que nous prenions la parole afin de répondre de notre foi, à la manière d’objecteurs de conscience refusant que l’on ne réduise Dieu qu’à…

via Homélie pour le 31e Dimanche T.O. (B) — Spiritualité 2000

„À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ?”

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,18-21.

En ce temps-là, Jésus disait : « À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ?
Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »
Il dit encore : « À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ?
Il est comparable au levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

« Un homme a pris une graine de moutarde et l’a jetée dans son jardin ; elle pousse et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s’abritent dans ses branches. » Cherchons à qui s’applique tout cela…

Je pense que la comparaison s’applique plus justement au Christ notre Seigneur 

qui, en naissant dans l’humilité de la condition humaine, comme une graine, monte finalement au ciel comme un arbre. Il est grain, le Christ broyé dans la Passion ; il devient un arbre dans la résurrection.

Oui, il est une graine quand, affamé, il souffre de manquer de nourriture ; il est un arbre quand, avec cinq pains, il rassasie cinq mille personnes (Mt 14,13s). Là il subit le dénuement de sa condition d’homme, ici il répand le rassasiement par la force de sa divinité.

Je dirais que le Seigneur est grain lorsqu’il est frappé, méprisé, injurié ; il est arbre quand il rend aux aveugles la vue, qu’il ressuscite les morts et remet les péchés. Lui-même reconnaît qu’il est grain : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas… » (Jn 12,24)

Saint Maxime de Turin (?-v. 420)
évêque