Que soit faite la volonté divine

Saint Cyprien, encore.

„Nous donc, chrétiens, qui dans la prière appelons Dieu notre Père, nous demandons que son royaume nous arrive..

Nous ajoutons : Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Nous ne demandons pas que Dieu fasse ce qu’il veut, mais de faire nous-mêmes ce que veut le Seigneur. Qui peut résister à Dieu et l’empêcher d’accomplir sa volonté? pour nous, il n’en est pas de même. Comme nous trouvons des obstacles de la part du démon, nous demandons que la volonté de Dieu s’accomplisse en nous. Pour cela, nous avons besoin du secours d’en haut, car personne n’est fort par ses propres forces: nous devons nous appuyer sur la grâce et la miséricorde du Seigneur.

Cette faiblesse de l’humanité, nous la trouvons dans le Sauveur lui-même : Mon père, s’écriait-il, si c’est possible que ce calice s’éloigne de moi; mais pour montrer à ses disciples qu’ils doivent toujours accomplir la volonté divine et non la leur, il ajoutait : Cependant, non ce que je veux, mais ce que vous voulez (Mt., XXVI.). Ailleurs, il nous dit : Je suis venu sur la terre non pour faire ma volonté, mais celle de mon Père qui m’a envoyé (Jn., VI.). Si le Fils s’est fait obéissant pour accomplir la volonté de son Père, quelle doit être l’obéissance du serviteur quand il s’agit des ordres de Dieu? Saint Jean nous y exhorte en ces termes:

N’aimez ni le monde ni ce qui est dans le monde. Si vous aimez le monde, la charité du Père n’est plus en vous; car tout ce qui est dans le monde est concupiscence de la chair, concupiscence des yeux et ambition du siècle. Or, tout cela ne vient pas du Père, mais de l’esprit du mal. Le monde passera avec sa concupiscence, mais celui qui accomplit la volonté de Dieu vivra éternellement comme Dieu lui-même (Jn., II.).

Si nous voulons vivre éternellement, faisons la volonté de ce Dieu qui est éternel Or, la volonté de Dieu est celle que le Christ, nous a manifestée en l’accomplissant : l’humilité dans notre conduite, la fermeté dans notre foi, le respect dans nos paroles, la justice dans nos actes, la charité dans nos oeuvres, la sévérité dans nos moeurs. Dieu veut que nous ne fassions aucune injure au prochain, que nous supportions celles qui nous sont faites, que nous soyons en paix avec nos frères, que nous l’aimions de tout notre coeur, chérissant en lui le père et craignant le Dieu. Il veut que nous ne préférions rien au Christ, qui, n’a lui-même rien préféré à nous; que nous soyons inséparablement unis à sa charité, fermement attachés à sa croix. Il veut, quand il s’agit de l’honneur et de la gloire du nom chrétien, qu’il y ait en nous cette constance qui confesse la vérité, cette fermeté qui soutient la lutte, cette patience qui, par la mort, mérite la couronne. C’est ainsi qu’on devient cohéritier de Jésus-Christ; c’est ainsi qu’on exécute ses ordres et qu’on accomplit la volonté du Père.

Nous demandons que la volonté de Dieu se fasse et dans le ciel et sur la terre, car c’est de ce double accomplissement que dépend notre salut. Notre corps vient de la terre, notre esprit du ciel; nous sommes donc à la fois ciel et terre et nous demandons pour l’un et pour l’autre, c’est-à-dire pour le corps et pour l’esprit, le triomphe de la volonté divine. Il y a lutte entre la chair et l’esprit : ces deux adversaires se livrent chaque jour dès combats; en sorte que nous ne faisons pas toujours ce que nous voulons. L’esprit cherche les choses du ciel, la chair les choses de la terre. L’objet de notre prière est donc d établir, avec l’aide de Dieu, la concorde et la paix entre ces puissances rivales, afin que la volonté divine s’accomplisse dans notre esprit et dans notre chair et qu’ainsi notre âme régénérée au salut.

Je ne fais que suivre ici les enseignements de saint Paul. La chair, dit-il, convoite contre l’esprit et l’esprit contre la chair; ils sont en lutte, l’un contre l’autre, en sorte que vous ne faites pas toujours ce que vous vouiez. Vous connaissez les oeuvres de la chair : ce sont les adultères, les fornications, les impuretés de tout genre, l’idolâtrie, les empoisonnements, les homicides, les inimitiés, les disputes, les jalousies, les animosités, les provocations, les haines, les dissensions, les hérésies, l’envie, l’ivresse, la gourmandise et autres vices semblables. Or, je vous préviens, comme Jésus l’a fait, que ceux qui tombent dans ces iniquités ne posséderont pas le royaume de Dieu. — Les fruits de l’Esprit sont la charité, la joie, la paix, la grandeur d’âme, la bonté, la foi, la douceur, la continence, la chasteté (Ga., V.). Voyez-vous maintenant pourquoi nous demandons à Dieu, (211) chaque jour, que sa volonté s’accomplisse en nous et dans le ciel et sur la terre? C’est que la volonté de Dieu est que les choses du ciel l’emportent sur celles de la terre et que les biens spirituels et divins occupent la première place.

On pourrait donner une autre interprétation. Le Seigneur nous ordonne d’aimer nos ennemis et de prier même pour nos persécuteurs. Dociles à cet ordre, nous demandons pour ces hommes encore terrestres, parce qu’ils ne sont pas illuminés par la grâce, que la. volonté de Dieu s’accomplisse en eux:  cette volonté que le Christ a si bien exécutée, en conservant l’homme et en le rétablissant dans tous ses droits. Il appelle ses disciples le sel de la terre, et l’apôtre nous dit que le premier homme a été tire du limon et le second du ciel. Appelés à ressembler à Dieu, qui fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants et tomber sa pluie sur les justes et les pécheurs, c’est avec raison que, d’après les avertissements du Seigneur, nous prions pour le salut de tous — Quelle est donc notre prière ? De même que la volonté de Dieu a triomphé dans le ciel, c’est-à-dire en nous, pour nous transformer par la foi en hommes célestes, nous demandons que cette même volonté triomphé sur la terre, c’est-à-dire dans les âmes infidèles; afin que ces âmes, terrestres par leur première naissance, deviennent célestes par leur régénération.”

Cyprien de Carthage sur l’Oraison dominicale

„Vous prierez ainsi…”

„Le Seigneur nous dit vous prierez ainsi: Notre Père, qui êtes dans les cieux.

L’homme nouveau, régénéré par le baptême, rendu par la grâce à Dieu, son créateur, commence par dire: Père, parce que lui-même est devenu enfant de Dieu. Le Verbe, dit saint Jean, est venu dans sa propre demeure, et les siens ne l’ont pas reçu; mais à ceux qui l’ont reçu et qui croient en lui, il a donné le privilège d’être les enfants de Dieu. (Jn., I). Donc celui qui croit à Jésus-Christ devient enfant de Dieu. Il doit commencer par rendre grâces, par reconnaître sa dignité, en donnant le titre de père au Dieu qui réside dans le ciel. Ce n’est pas tout: en entrant dans la vie spirituelle, il doit montrer qu’il renonce à son père selon la chair, et qu’il ne reconnaît d’autre père que celui qui est dans le ciel. Moïse, au livre du Deutéronome, loue le courage des fils de Lévi. qui, pour être fidèles au Seigneur, dirent à leur père et à leur mère : « je ne vous connais pas, » et oublièrent leurs propres enfants. Le Seigneur nous avertit de ne donner à personne sur la terre le nom de père; car nous n’avons qu’un seul père qui est dans le ciel. Il disait au disciple qui lui parlait de son père défunt : Laisse les morts ensevelir leurs morts. Le disciple parlait de son père qui venait de mourir; Jésus lui rappelait que le père des croyants vit toujours.

Quel excès de bonté et de miséricorde do la part de Dieu, mes frères! il veut que dans les prières que nous lui adressons, nous l’appelions notre Père, en sorte que nous partageons avec le Christ la dignité de Fils de Dieu. Certes, personne d’entre nous n’oserait prendre ce titre sans la permission divine. Sachons donc, mes frères, et n’oublions jamais que, puisque nous appelons Dieu notre Père, nous devons agir comme des enfants de Dieu, afin qu’il se complaise dans ses fils, comme nous nous complaisons dans notre Père. Soyons comme les temples de Dieu, afin qu’il daigne habiter en nous. Que nos actes répondent à la grâce qui nous anime, afin que, voués à une vie toute céleste, nos pensées et nos actions s’élèvent vers le ciel. C’est encore la parole du Seigneur: Je glorifierai ceux qui me glorifient; celui qui me méprise sera méprisé (I R., II). L’apôtre saint Paul. nous dit à. son tour: Vous ne vous appartenez plus, car vous avez été achetés bien chers; glorifiez et portez Dieu dans votre corps (I Co., VI.).”

http://nouvl.evangelisation.free.fr/cyprien_carthage_oraison_dominicale.htm

AD. J’ai enlevé un passage antisémite… que je déplore, sans juger. Cyprien était un homme de son temps.

Evêque et martyr (✝ 258)

Saint Cyprien s’était fait chrétien à quarante-six ans. Jusque là, il avait été rhéteur et avocat et ses moeurs étaient celles d’un païen célibataire. Après sa conversion, il trouva son bonheur en donnant ses biens aux pauvres. Saint CyprienTant et si bien que les chrétiens de Carthage le choisirent deux ans après comme évêque. Progressivement, il devint, par son influence, chef de l’Église d’Afrique. A la demande de ses fidèles, il se cacha durant la persécution de Dèce et fut épargné. Lorsqu’éclata ensuite la persécution de Valérien, il fut envoyé en exil par un proconsul qui lui était favorable. Mais le successeur l’étant moins, le fit chercher, le ramena à Carthage où il fut décapité. Vis-à-vis des chrétiens qui avaient apostasié pour éviter la mort, saint Cyprien était plein de miséricorde, professant que la miséricorde divine est plus grande que le plus grand des péchés.
Le pape Saint Corneille s’appuya sur lui lors de la querelle des „lapsi”, des chrétiens apostats. Après saint Augustin, il est l’un des plus grands témoins de la doctrine de l’Église latine des premiers siècles. 

Illustration: statue de San Ciprianu, église en plein air, Saint-Cyprien (20144) près de Lecci en Corse du Sud.

Extrait de l’audience générale de Benoît XVI le 6 juin 2007 sur Saint Cyprien:

„Immédiatement après sa conversion, Cyprien – non sans être envié et en dépit des résistances – fut élu à la charge sacerdotale et à la dignité d’Evêque. Au cours de la brève période de son épiscopat, il affronta les deux premières persécutions ratifiées par un édit impérial, celle de Dèce (250) et celle de Valérien (257-258). Après la persécution particulièrement cruelle de Dèce, l’évêque dut s’engager vaillamment pour rétablir la discipline dans la communauté chrétienne. En effet, de nombreux fidèles avaient abjuré, ou bien n’avaient pas adopté une attitude correcte face à l’épreuve. Il s’agissait des lapsi – c’est-à-dire de ceux qui étaient ‘tombés’ -, qui désiraient ardemment revenir au sein de la communauté. Le débat sur leur réadmission finit par diviser les chrétiens de Carthage en laxistes et en rigoristes…”

La tunique du Christ, tissée d’une seule pièce et sans couture, ne peut être divisée par ceux qui la possèdent. Indivise, d’un seul morceau, d’un seul tissu, elle figure la concorde et la cohésion de notre peuple, à nous qui avons revêtu le Christ. Par le mystère de ce vêtement et par son symbole, le Christ a rendu manifeste l’unité de l’Église.

Saint Cyprien – Sur l’unité de l’Église

„They that sow in tears shall reap in joy”

Psalm 1 King James Version (KJV)

Blessed is the man that walketh not in the counsel of the ungodly, nor standeth in the way of sinners, nor sitteth in the seat of the scornful.

But his delight is in the law of the Lord; and in his law doth he meditate day and night.

And he shall be like a tree planted by the rivers of water, that bringeth forth his fruit in his season; his leaf also shall not wither; and whatsoever he doeth shall prosper.

The ungodly are not so: but are like the chaff which the wind driveth away.

Therefore the ungodly shall not stand in the judgment, nor sinners in the congregation of the righteous.

For the Lord knoweth the way of the righteous: but the way of the ungodly shall perish.

…………………

Psalm 150 King James Version (KJV)

Praise ye the Lord. Praise God in his sanctuary: praise him in the firmament of his power.

Praise him for his mighty acts: praise him according to his excellent greatness.

Praise him with the sound of the trumpet: praise him with the psaltery and harp.

Praise him with the timbrel and dance: praise him with stringed instruments and organs.

Praise him upon the loud cymbals: praise him upon the high sounding cymbals.

Let every thing that hath breath praise the Lord. Praise ye the Lord.

And one of my favorites

Psalm 126 King James Version (KJV)

When the Lord turned again the captivity of Zion, we were like them that dream.

Then was our mouth filled with laughter, and our tongue with singing: then said they among the heathen, The Lord hath done great things for them.

The Lord hath done great things for us; whereof we are glad.

Turn again our captivity, O Lord, as the streams in the south.

They that sow in tears shall reap in joy.

He that goeth forth and weepeth, bearing precious seed, shall doubtless come again with rejoicing, bringing his sheaves with him.

„Această văduvă, în sărăcia ei, a dat tot ceea ce avea”

Duminica a 32-a de peste an – 11 noiembrie 2018 ACEASTĂ VĂDUVĂ, ÎN SĂRĂCIA EI, A DAT TOT CEEA CE AVEA – Comentariu la Evanghelie de pr. Alberto Maggi, OSM În templul din Ierusalim Isus i-a denunțat pe cei mai importanți lideri ai instituției religioase că sunt niște bandiți și asasini, și îi acuză că […]

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Donner, partager, offrir

 

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Mère et enfants, toile de Georges Rouault

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 12, 41-44)

En ce temps-là,
Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor,
et regardait comment la foule y mettait de l’argent.
Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.
Une pauvre veuve s’avança
et mit deux petites pièces de monnaie.
Jésus appela ses disciples et leur déclara :
« Amen, je vous le dis :
cette pauvre veuve a mis dans le Trésor
plus que tous les autres.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu,
mais elle, elle a pris sur son indigence :
elle a mis tout ce qu’elle possédait,
tout ce qu’elle avait pour vivre. »

COMMENTAIRE par Jean Marcotte, o.p., Montréal

Jésus regardait la foule. Ce devait être amusant à voir. Tout ce monde dans les galeries du temple. Et là, devant les troncs disposés pour accueillir les offrandes, chacun se sentant interpelé. Les uns ayant déjà préparé leur enveloppe. Ils donnent par devoir, pour faire comme les autres, pour rendre grâce à Dieu, intercédant pour eux-mêmes, pour un des leurs. D’autres peut-être donnent spontanément, sur le vif de l’émotion. Certains veulent qu’on voie bien ce qu’ils donnent. Leur manière plus ostentatoire les trahit. D’autres sont plus discrets, plus humbles ou plus mesquins : ils ne veulent pas être vus. Jésus, lui, voit tout. Il regarde jusqu’au fond de l’âme et du cœur. Il sait bien qui est là pour les apparences, pour la forme, sans son cœur, et qui est là pour vrai, pour Dieu, pour sa foi et son amour.

Il voit cette femme qui s’amène. Elle est pauvre. Elle est seule. Elle tient quelques piécettes dans sa main. Elle s’approche du tronc. Et d’un geste rapide, hésitant peut-être, elle dispose de ses pièces, et s’en retourne discrètement, comme elle est venue. Elle a fait le don que lui inspirait sa foi, son amour pour Dieu. N’a-t-elle pas donné pour le Dieu d’Israël, si glorieusement adoré dans ce temple. Elle s’en retourne chez elle, toute légère du don qu’elle a fait, délestée de sa fortune, confrontée sans doute à la dure réalité, mais toute confiante en son Seigneur et maître.

Le Seigneur nous invite à regarder cette femme avec lui pour voir la vérité de son geste. Elle a fait plus que tous les autres, qui eux n’ont donné que de leur superflu. « Elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Le récit finit là. Qu’arrivera-t-il à cette femme? L’histoire ne le dit pas. En principe elle n’a plus rien pour vivre. Il n’y a pas de filet social. Va-t-elle mourir, victime de son trop grand amour? Qu’arrive-t-il à ceux qui donnent tout d’eux-mêmes? Son geste nous interpelle toujours. Un geste lumineux, prophétique. Qui préfigure le don que bientôt Jésus va faire de lui-même. Qui préfigure nos propres gestes de générosité, de service, de don de nous-mêmes.

Le Dieu d’Israël, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus le Christ ne se laisse pas vaincre en générosité. Il l’a prouvé autrefois pour Élie et la veuve de Sarepta au pays de Sidon, il l’a prouvé pour le psalmiste. Il l’a prouvé au matin de Pâques. Les deux veuves de l’Écriture nous livrent un témoignage qu’il nous est bien difficile d’imiter. Nous pensons bien que Dieu ne nous en demande pas autant. Reste que Jésus dans sa passion a suivi l’exemple de ces deux femmes. Il a donné tout de lui-même, s’abandonnant totalement à son Père, qui seul pouvait le faire vivre à jamais. Pâques nous donne la réponse : la victoire de l’amour et du don sur l’égoïsme et la mort.

À défaut de tout donner, il nous est proposé de partager, en prenant un peu de ce qui est important pour nous pour que d’autres puissent en profiter. Partager de notre temps, de notre attention. Offrir notre disponibilité, notre amitié, nos diverses ressources. Comme lui qui s’est offert une fois pour toute. Lui qui n’exclut personne des bénéfices du don qu’il a fait de sa vie. Lui dont l’action salvatrice se continue par notre engagement, notre service, notre amour. Prenons appui sur le don que Jésus nous a fait de lui-même, sur le sacrifice pascal du Christ. Qu’il transparaisse en tous nos gestes par la puissance de l’Esprit de Dieu. Alors tous pourront découvrir que Dieu les aime d’un amour qui les sauve, qui les fait vivre.

http://www.spiritualite2000.com/2018/11/homelie-pour-le-32e-dimanche-t-o-b/

 

„Halloween. Semnificația unei sărbători vechi

Halloween este o sărbătoare catolică, așa cum spune cu simplitate etimologia termenului: hallows = sfinți (amintiți-vă Tatăl Nostru în engleză: Our Father who art in heaven, „Hallowed” be thy name, – „să fie sfințit numele tău”), een = ajun (de la evening = seară, ajun), adică Halloween = seara/ajunul sărbătorii Tuturor Sfinților. Deci, nu […]

via Halloween – declarația mea cu privire la esența chestiunii. Semnificația unei sărbători vechi — Curajul credinței

„Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur”

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,28b-34.

En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements  ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’
Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Saint François de Sales (1567-1622)
évêque de Genève et docteur de l’Église
Traité de l’amour de Dieu, 10, 11

Comme Dieu « créa l’homme à son image et ressemblance » (Gn 1,26), aussi a-t-il ordonné un amour pour l’homme à l’image et ressemblance de l’amour qui est dû à sa divinité : « Tu aimeras, dit-il, le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur ; c’est le premier et le plus grand commandement. Or le second est semblable à lui : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Pourquoi aimons-nous Dieu ? « La cause pour laquelle on aime Dieu », dit saint Bernard, « c’est Dieu même », comme s’il disait que nous aimons Dieu parce qu’il est la très souveraine et très infinie bonté. Pourquoi nous aimons-nous nous-mêmes en charité ? Certes, c’est parce que nous sommes « l’image et ressemblance de Dieu ». Et puisque tous les hommes ont cette même dignité, nous les aimons aussi comme nous-mêmes, c’est-à-dire en qualité de très saintes et vivantes images de la divinité.
C’est en cette qualité-là que Dieu ne fait nulle difficulté de se dire notre Père et nous nommer ses enfants ; c’est en cette qualité que nous sommes capables d’être unis à sa divine essence par la jouissance de sa souveraine bonté et félicité ; c’est en cette qualité que nous recevons sa grâce et que nos esprits sont associés au sien très saint, « rendus participants de sa divine nature » (2P 1,4). Et c’est donc ainsi que la même charité qui produit les actes de l’amour de Dieu produit également ceux de l’amour du prochain. Tout comme Jacob vit qu’une même échelle touchait le ciel et la terre, servant également aux anges pour descendre comme pour monter (Gn 28,12), nous savons aussi qu’une même dilection s’étend à chérir Dieu et le prochain.