Gândul serii servit de domnul Vladimir Tismăneanu — Trufe și Aguride

Zădărnicia argumentelor raționale Dacă încerci să discuți rațional despre politica din România cu susținătorii Puterii, constați că unii oamenii se identifică cu PSD la un nivel atât de adânc, încât nici faptele și nici statisticile nu le pot schimba convingerile. Ei se ascund în spatele manipulărilor despre Soros și „statul paralel” pentru a-și justifica o […]

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Reclame

Fii credincios până la moarte şi-ţi voi da cununa vieţii! — Prea târziu te-am iubit…

Veronica Antal este prima femeie româncă, prima tânără româncă şi primul laic român ridicat la cinstea altarelor de Biserica Catolică. Veronica Antal (1935-1958), tânără româncă şi terţiară franciscană, al cărei martiriu pentru credinţă a fost recunoscut de papa Francisc la 26 ianuarie, va fi beatificată sâmbătă, 22 septembrie 2018, la Nisiporeşti (Neamţ), localitatea sa natală, […]

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Forgiven – Praying with Art — Prea târziu te-am iubit…

Iertarea femeii păcătoase 36 Unul dintre farisei l-a invitat să mănânce la el. Intrând în casa fariseului, [Isus] s-a aşezat la masă. 37 Şi iată, era în cetate o femeie păcătoasă! Aflând că el era în casa fariseului, a adus [un vas] din alabastru [plin] cu miresme. 38 Plângând, stătea în spate, la picioarele lui [Isus]. A început să-i ude […]

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La fin d’un voyage

Le 1er septembre, un jeune médecin annonce à Christiane Singer qu’elle a encore six mois au plus devant elle. Le 1e mars, Christiane Singer clôt le carnet de bord de ce long voyage. Voici quelques-unes de ses dernières pages (à partir du 31 janvier)

Mercredi 31 janvier

« Étiez-vous croyante avant d’être malade ? » me demande avec une lueur d’ironie dans l’œil une jeune sœur que j’aime aussitôt. Elle enchaîne : « Je remarque souvent que des gens se mettent à croire aussi longtemps qu’ils sont en danger, puis s’ébrouent aussitôt après et ça m’énerve ».

Je ris de bon cœur. « Compréhensible, sœur E. ! Tiens, une histoire pour vous faire sourire : un homme d’affaires couvert de chaînes d’or dans sa grosse voiture erre et vire autour d’un pâté de maisons. S’il rate ce rendez-vous capital, il est ruiné ! « Mon Dieu, implore-t-il, offre-moi une place où me garer et je quitte ma maîtresse, je prends ma femme deux jours en vacances, je rends visite à ma mère… » Soudain une voiture devant lui amorce, tous feux allumés, une manœuvre pour quitter sa place. L’homme radieux baisse en hâte sa vitre et crie vers le ciel : « Merci, Boss, j’ai réglé l’affaire, ne t’en occupe plus ! » Ca a certes une autre gueule d’aimer le ciel sans calcul ! Je vous l’accorde ».

Elle prend le temps de s’asseoir. « Et vous, répète-t-elle, étiez-vous croyante « avant » ?  J’étais enfant d’après-guerre, et d’aussi longtemps que je me souvienne, je pensais que Dieu avait besoin de moi, de nous, de notre aide pour réparer ce monde si meurtri. C’est Lui qui appelait fort dans ce monde de sourds alors que le refrain dans la bouche des gens était : « Prooofite de la vie » On nous disait : « Prooofite », la bouche pleine de cette première syllabe plus écœurante qu’une ventrée de crème double. (…) Et nous avons continué, Sœur E. et moi, notre dialogue jusqu’à ce que les sonnettes se déchaînent dans les couloirs. Quelle légèreté était dans l’air aujourd’hui ! Il n’y avait personne jusqu’au fond des galaxies, Dieu merci, pour se prendre au sérieux !

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Mercredi 14 février

C’est la Saint-Valentin aujourd’hui. Le prêtre nous apporte à tous « une lettre d’amour de Dieu : J’ai tout mon temps pour toi, tu m’es précieuse, précieuse… » Une exquise initiative qui met un frisson d’internat dans les couloirs. Des patients en chemise de nuit blanche, la lettre en mains, lisent et relisent, s’attardent et rêvent. J’ai vécu plusieurs jours d’un bonheur quotidien. C’était inattendu.

Dimanche 18 février

Elle est indescriptible la qualité d’âme dans laquelle je baigne ! J’ai été couronné cette nuit couronne d’épines. Si j’avais soupçonné que le plus déchirant des supplices était encore devant moi, la panique m’aurait prise. Mais j’ai survécu à la pire nuit jusqu’alors. Et savoir si j’ai connu des nuits déchirantes ! (…) Et pendant que j’écris en ce matin de résurrection du dimanche 18 février, l’accalmie est totale. A dix heures, la tempête est tombée. Il ne reste que le scandaleux mystère d’une richesse indicible. Le secret des secrets. La transmutation par excellence du Pire en Lumière. Je suis bouleversée par la délicatesse d’énergie vibratoire qui m’abrite. Et je connais depuis six mois du moins maintenant toutes les nuances de modifications chimiques dans le corps pour porter témoignage que celle que je vis là ne doit rien à la morphine ou à quelque analgésique.

Vendredi 23 février

« Seigneur, sois béni pour la vie de Christiane. Seigneur, sois béni pour Ta vie en Christiane ». Avec ces mots, la petite sœur Lucie prend congé tout à l’heure. Ces filles de l’Agneau sont bouleversantes de lumière. Il n’y a rien en elles de sirupeux ni n’édifiant ni de forcé. Tout perle d’elles comme d’une source intarissable. Ce qui m’étonne aussi est qu’elles aient toutes moins de trente-cinq ans, ici, dans leur petite communauté et s’auto-organisent dans la ferveur de leur jeunesse.

Lundi 26 février 

Nuit des coups de couteau dans le ventre. Nuit de détresse et d’insondable profondeur. Rien n’agit. Sinon la conscience que tout a une fin. Le point qu’atteint le vieux Salomon dans l’Ecclésiaste, oui je le touche. « Il enviait les morts déjà morts » Aucune phrase de l’Ancien Testament ne m’apparaît plus terrible. Et tout aussitôt, marchant main dans la main, la conscience folle que j’aime, que j’aime, que jamais l’amour n’a coulé de moi et en moi à pareils flots.

Et ce matin, la sœur G. me fait une toilette qu’elle ose appeler amoureuse tant elle me rend une peau, la sensation de me revêtir d’un corps. « Tu m’as coulé comme un fromage, tu m’as pétrie comme du pain ». Dieu fait femme, Dieu sous l’apparence de sœur G., Dieu paysanne et nourrice, mère et amante, me coule comme son fromage, me pétrit comme son pain. J’en pleure.

Jeudi 1e mars 2007

Derniers fragments d’un long voyage. Voilà. Le carnet de bord est clos. Le voyage – ce voyage-là du moins – est pour moi terminé. A partir de demain, mieux : à partir de cet instant, tout est neuf. Je poursuis mon chemin. Demain, comme tous les jours d’ici ou d’ailleurs, sur ce versant ou sur l’autre, est désormais mon jour de naissance.

Les six mois de vie que vous m’avez naïvement accordés le 1e septembre 2006, cher jeune docteur de Krems, je les dépose à vos pieds avec leur fruit le plus juteux : ces pages. Ma gratitude est totale.

J’ai reçu par ce livre le lumineux devoir de partager ce que je vivais dans ce temps imparti pour que la coque personnelle se brise’ et fasse place à une existence dilatée. Ce faisant, j’ai sauvé ma vie en l’ouvrant à tous, puisque toute vie, aussi longtemps qu’on la considère comme quelque chose de séparé et de « solide », se laisse égarer pour finir comme une paire de gants ou un parapluie dans la confusion des choses du dehors.

Il n’y a que perdre sa vie qui ait toujours le même visage : ne pas oser parier sur « l’homme intérieur », sur l’immensité qui nous habite. Ne pas oser l’Élan fou, l’Éros fondateur, ne pas plonger vers l’intérieur de soi comme du haut d’une falaise. J’ai plongé. J’ose le dire, oui, cul pardessus tête, j’ai plongé !  « Tu connaîtras la justesse de ton chemin à ce qu’il t’aura rendu heureux » (Aristote). Du fond du cœur, merci.

Christiane SINGER, Derniers fragments d’un long voyage. Albin Michel, 2007, 111… 136.

Béatification à Strasbourg

BÉATIFICATION DE MÈRE ALPHONSE MARIE

Mère Alphonse Marie, Béatification, KTO, Strasbourg

La messe de béatification de Mère Alphonse Marie fondatrice des sœurs du Saint Sauveur est diffusée en direct sur KTO à partir de 14h30 depuis la cathédrale de Strasbourg.

Élisabeth Eppinger, en religion Mère Alphonse Marie, est née en 1814 à Niederbronn Les Bains au nord de l’Alsace. Aînée d’une famille de onze enfants, elle accompagne très tôt son père et sa mère dans les travaux des champs.

Une spiritualité précoce

À travers son premier biographe l’abbé Reichard qui en dresse pourtant un portrait de style apologétique un tantinet suranné, il est certain qu’Élisabeth Eppinger a manifesté très tôt des disponibilités pour la vie religieuse. Dès 6 ans, malade,  elle exprime le souhait devenir sainte.  A 16 ans, à nouveau éprouvée par la maladie, elle formule son souhait d’entrer en religion. A 20, convalescente, elle entre dans le Tiers-Ordre de Saint François d’Assise et se met à visiter les malades, les personnes seules et les familles en difficulté.

La « mystique de Niederbronn »

En 1845, frappée à nouveau par la maladie, Élisabeth va connaître de grandes souffrances physiques accompagnées de grâces mystiques. Elle vit des extases où elle dit voir et s’entretenir avec Jésus. Elle reçoit aussi des visions sur la vie de l’Église et la vie politique. Sa réputation dépasse la ville thermale de Niederbronn Les Bains et est bientôt désignée par le nombre croissant de visiteurs comme « l’extatique de Niederbronn ».

La fondatrice de la Congrégation des Filles du Divin Rédempteur

En septembre 1848, Élisabeth reçoit une révélation qui l’appelle à fonder une nouvelle communauté. En lien avec son confesseur elle fonde la « Congrégation des Filles du Divin Rédempteur ». Elle fait profession religieuse l’année suivante et prend le nom de Mère Alphonse-Marie. La supérieure place sa communauté sous le patronage principal de Saint Joseph et mais aussi sous ceux de la mystique espagnole Sainte Thérèse d’Avila et de l’ecclésiastique et missionnaire Saint Alphonse de Liguori.

Une vie dévouée aux pauvres

Rappelée à Dieu le 31 juillet 1867 à l’âge de 53 ans, Mère Alphonse Marie a consacrée sa vie aux plus pauvres en se voulant « instrument de la miséricorde de Dieu à travers des gestes simples qui soulagent et réconfortent le corps en même temps qu’ils apaisent l’âme, par l’attention et la présence aux accablés, l’écoute et le respect de toute détresse. » Plutôt que de recevoir les pauvres dans un dispensaire il s’agit de se rendre chez eux. Les sœurs apporteront un beau témoignage de dévouement pendant les inondations de Strasbourg en 1853, l’épidémie de choléra en 1854 et pendant la guerre de Crimée où elles accompagneront l’armée et soigneront les blessés dans les hôpitaux ambulants.

Un héritage missionnaire

L’ordre fondé par Mère Alphonse Marie est aujourd’hui divisé en trois congrégations de plusieurs milliers de sœurs présentes à travers le monde dont certains pays comme la Tanzanie, l’Ukraine, l’Autriche, la Hongrie etc.

Cum a intrat in viata mea rugaciunea catre Tatal

Amintire dintr-un deceniu trecut, despre alte decenii trecute, anii 70-80, la persoana a treia

Era o femeie încă tânără, slăbută, sensibilă la căldură, la frig, la praf, la privirile triste ale unor oameni din jur si la agresivitatea altora, o femeie ca toate femeile aflate pe acel trotoar, în fiecare dimineată, unele mai bine îmbrăcate ca ea, altele, mai putin bine, purtând genti, sacose, serviete. Astepta îndelung ceva care s-o ducă la serviciu, înghitind praful străzii, si-si întindea periodic gâtul spre est, de unde urma să-i vină mântuirea: autobuzul cel « bun », care o putea duce direct în nordul orasului, unde lucra. Veneau autobuze după autobuze, dar ea rămânea parcă bătută în cuie lângă vitrina magazinului cu lămpi, lanterne si aspiratoare de model vechi. Dintre autobuzele sosite în statie, unele nu aveau numărul « bun », altele îl aveau, dar ea nu se putea urca în ele. Altele, pur si simplu nu opreau. Erau prea pline, ori se retrăgeau. Până la urmă, la sosirea încă unui mastodont încărcat cu trupuri înghesuite, si tot atâtea suflete, femeia îsi aduna puterile, dădea din coate,  împingea cu întregu-i trup, în masa omenească îndesată ca un dop în fata usii din spate. Când ajungea în interiorul răului necesar numit « autobuzul cel bun », pe numărul lui, 333, urma restul calvarului, făcut dintr-o intimitate nedorită cu oameni străini, sifonati, stresati, la fel de exasperati ca ea, ceva mai agresivi în comportament. Ea, era agresivă mai ales cu sine, cu soarta ei pe care nu înceta să si-o căineze, cu inamicii pe care-i purta înăuntrul inimii, unii apropiati si dragi. Privea pe geam, dacă avea norocul să ajungă undeva lângă geam, pe jumătate aplecată deasupra scaunului ocupat de cineva mai norocos, care venea, probabil, de la capătul liniei. Vedea defilând -, cât de încet ! – bulevarde cu pavajul găurit, mărginite de siruri aproape identice de blocuri, intersectii unde traficul era si mai haotic, si căuta masinal din priviri, pe geamul vitrinelor de băcănii, petecele de hârtie albă anuntând sosirea vreunui chilipir. Telemea de 16, ouă, “tacâmuri de pui”, detergent Dero. Când presiunea trupurilor din jur, în apropierea statiilor, crestea până aproape de limita insuportabilului, femeia încerca să-si adune mintile si inima într-un punct unde să o doară mai putin. Într-o zi, i-a venit în minte să recite o rugăciune. Cum nu primise nici o initiere în vreo religie, a căutat în Biblie textul despre care auzise câte ceva: Tatăl nostru. L-a primit direct de la Mântuitor, l-a învătat pe dinafară. Si-l recita, cu speranta vagă că se adresează Cuiva care ar putea să o scape de necazurile vietii ei, si de neplăcerea de a fi strivită în masa aceea agitată si iritată de trupuri, serviete, sacose… Spunea în gând, iar si iar, Tatăl nostru, în autobuzul cel « bun »; ori în alt mijloc de transport dintre cele pe care trebuia să le schimbe ca să ajungă, în cele din urmă, la serviciu.

A făcut-o ani de zile, înainte de a începe să poată deschide usa unei biserici.