Homélie pour le 33e Dimanche T.O. (B)

« Quant au jour et à l’heure, nul ne les connaît… seulement le Père. » Ce détail à la fin de l’Évangile nous rassure. Alors que tout est si précaire et si fragile et tellement menacé dans notre monde,

via Homélie pour le 33e Dimanche T.O. (B) — Spiritualité 2000

Reclame

„They that sow in tears shall reap in joy”

Psalm 1 King James Version (KJV)

Blessed is the man that walketh not in the counsel of the ungodly, nor standeth in the way of sinners, nor sitteth in the seat of the scornful.

But his delight is in the law of the Lord; and in his law doth he meditate day and night.

And he shall be like a tree planted by the rivers of water, that bringeth forth his fruit in his season; his leaf also shall not wither; and whatsoever he doeth shall prosper.

The ungodly are not so: but are like the chaff which the wind driveth away.

Therefore the ungodly shall not stand in the judgment, nor sinners in the congregation of the righteous.

For the Lord knoweth the way of the righteous: but the way of the ungodly shall perish.

…………………

Psalm 150 King James Version (KJV)

Praise ye the Lord. Praise God in his sanctuary: praise him in the firmament of his power.

Praise him for his mighty acts: praise him according to his excellent greatness.

Praise him with the sound of the trumpet: praise him with the psaltery and harp.

Praise him with the timbrel and dance: praise him with stringed instruments and organs.

Praise him upon the loud cymbals: praise him upon the high sounding cymbals.

Let every thing that hath breath praise the Lord. Praise ye the Lord.

And one of my favorites

Psalm 126 King James Version (KJV)

When the Lord turned again the captivity of Zion, we were like them that dream.

Then was our mouth filled with laughter, and our tongue with singing: then said they among the heathen, The Lord hath done great things for them.

The Lord hath done great things for us; whereof we are glad.

Turn again our captivity, O Lord, as the streams in the south.

They that sow in tears shall reap in joy.

He that goeth forth and weepeth, bearing precious seed, shall doubtless come again with rejoicing, bringing his sheaves with him.

Le pape Benoît XVI évoque Origène

„Origène, un Alexandrin, est réellement l’une des personnalités déterminantes dans tout le développement de la pensée chrétienne. Il recueille l’héritage de Clément d’Alexandrie, sur lequel nous avons médité mercredi dernier, et il le projette vers l’avenir d’une façon si innovante qu’il est imprime un tournant irréversible au développement de la pensée chrétienne. Il fut véritablement un « maître », et c’est ainsi que ses anciens élèves en gardaient le souvenir, avec nostalgie et émotion : non seulement celui d’un théologien brillant, mais d’un témoin exemplaire de la doctrine qu’il transmettait. « Il enseigna, écrit son biographe enthousiaste Eusèbe de Césarée, que la conduite doit correspondre exactement à la parole, et ce fut surtout par cela que, avec l’aide de la grâce de Dieu, il en amena un grand nombre à l’imiter » (Hist. ecclés. 6, 3, 7).

Toute sa vie fut marquée par une incessante aspiration au martyre. Il avait dix-sept ans quand, dans la dixième année du règne de l’empereur Septime Sévère, se déclencha à Alexandrie une persécution antichrétienne. Clément, son maître, quitta la ville, et Léonide, le père d’Origène, fut jeté en prison. Son fils ne pouvant pas voir se réaliser son ardent désir du martyre, écrivit alors à son père, pour l’exhorter à ne pas reculer devant le témoignage suprême de la foi. Et, quand Léonide fut décapité, le jeune Origène réalisa qu’il lui fallait accueillir l’exemple de sa vie. Quarante ans plus tard, alors qu’il prêchait à Césarée, il confessa : « Il ne me sert de rien d’avoir eu un père martyr si je n’ai pas une bonne conduite et ne fais pas honneur à la noblesse de mon lignage, c’est-à-dire au martyre de mon père et au témoignage qui l’a rendu glorieux en Christ » (Hom. sur Éz. 4, 8). Dans une homélie ultérieure, alors que, grâce à l’extrême tolérance de l’empereur Philippe l’Arabe, l’éventualité d’un témoignage sanglant semblait désormais s’éloigner, Origène s’exclama : « Si Dieu m’accordait d’être lavé dans mon sang et de recevoir ainsi comme un second baptême, après avoir accepté la mort pour le Christ je quitterais ce monde en toute sécurité (…) Bienheureux ceux qui méritent un tel sort ! » (Hom. sur Jud. 7, 12). Ces expressions révèlent toute la nostalgie d’Origène pour le baptême du sang. Finalement, ce désir irrésistible fut exaucé, au moins partiellement. En 250, pendant la persécution de Dèce, Origène fut arrêté et torturé cruellement. Épuisé par les souffrances imposées, il mourut peu d’années après, avant d’avoir atteint ses soixante-dix ans.

Symbiose parfaite entre la théologie et l’exégèse

Nous avons évoqué un « tournant irréversible » que constitua l’œuvre Origène dans l’histoire de la théologie et de la pensée chrétienne. Mais en quoi consiste ce tournant, cette nouveauté si lourde de conséquences ? Elle correspond substantiellement à fonder la théologie sur l’explication des Écritures. Faire de la théologie était pour lui essentiellement expliquer, comprendre l’Écriture ; ou, pourrions-nous dire encore, sa théologie est la symbiose parfaite entre la théologie et l’exégèse. En vérité, la marque propre de la doctrine origénienne semble résider justement dans cette invitation incessante à passer de la lettre à l’esprit des Écritures afin de progresser dans la connaissance de Dieu. Et ce qu’on appelle l’« allégorisme », a noté Hans Urs von Balthasar, coïncide précisément avec « le développement du dogme chrétien opéré par l’enseignement des docteurs de l’Église », qui, d’une façon ou d’une autre, ont suivi la « leçon » d’Origène. Ainsi, la Tradition et le Magistère, fondement et garant de la recherche théologique, arrivent à prendre les traits d’une « Écriture en acte » (cf. Origène, le Monde, le Christ et l’Église). De là nous pouvons affirmer que le noyau central de l’immense œuvre littéraire d’Origène consiste dans sa « triple lecture » de la Bible. Mais avant d’expliciter cette lecture, il convient de regarder l’ensemble de la production littéraire de l’Alexandrin. Saint Jérôme dans sa Lettre 33 dresse la liste des 320 livres et des 310 homélies d’Origène. Malheureusement, la majeure partie de cette œuvre est perdue mais même le peu qui nous en reste fait de lui l’auteur le plus prolifique des trois premiers siècles du christianisme. Le cercle de ses intérêts va de l’exégèse au dogme, à la philosophie, à l’apologétique, à l’ascétique et à la mystique. Il y a là une vision fondamentale et globale de la vie chrétienne.

Le noyau inspirateur de cette œuvre est, comme on l’a déjà souligné, la « triple lecture » des Écritures que développa Origène au long de sa vie. Sous cette expression se cache une allusion aux trois modalités les plus importantes, non pas successives mais le plus souvent superposées, sous lesquelles Origène s’est adonné à l’étude des Écritures. Par-dessus tout, il lisait la Bible avec l’intention d’en adopter le texte au mieux possible et d’en produire l’édition la plus fiable. Tel en est, par exemple, le premier pas : connaître réellement ce qui a été écrit, et savoir quelle était l’intention initiale de cet écrit. Dans ce but, il mena une vaste enquête et rédigea une édition de la Bible en six colonnes parallèles, avec, de gauche à droite, le texte hébreu en caractères hébraïques (il avait eu des contacts également avec des rabbins, pour bien comprendre le texte original hébreu de la Bible), puis le texte hébreu translittéré en caractères grecs, puis quatre traductions diverses en langue grecque, qui lui permettaient de comparer les diverses possibilités de traduction. De là le titre Hexaple (« six colonnes ») attribué à cette imposante synopse. Cela est le premier point : connaître avec exactitude ce qui est écrit, le texte comme tel. En second lieu : Origène lisait la Bible de façon systématique, avec ses célèbres commentaires. Ces derniers reproduisent fidèlement les explications que le maître donna lors de son enseignement, à Alexandrie comme à Césarée. Origène procède pratiquement verset par verset, sous une forme minutieuse, ample et approfondie, avec des notations de caractère philologique et doctrinal. Il travaillait avec grande précision, pour bien pénétrer ce que voulaient dire les auteurs sacrés.

Sens littéral et sens spirituel

Enfin, même avant son ordination sacerdotale, Origène se consacrait fréquemment à la prédication de la Bible, s’adaptant à un public de composition mélangée. Dans tous les cas, il se montra, lors de ces homélies, maître entièrement dédié à l’interprétation systématique des péricopes scrutées, pas à pas découpées en versets successifs. Dans ses homélies aussi, Origène faisait bon usage de chaque occasion pour saisir les dimensions diverses du sens de la Sainte Écriture, qui facilitent ou constituent le progrès dans la croissance de la foi : il y a le sens « littéral », mais celui-ci cache des profondeurs qui n’apparaissent pas de prime abord ; la seconde dimension est le sens « spirituel », c’est-à-dire l’unité de l’Écriture, qui tout au long de son développement parle du Christ. C’est l’Esprit Saint qui nous fait comprendre le contenu christologique de l’Écriture, et donc son unité dans sa diversité. Il serait intéressant de le montrer. J’ai tenté quelque peu dans mon livre Jésus de Nazareth de montrer, dans la situation d’aujourd’hui, ces dimensions multiples de la Parole, de la Sainte Écriture, qui doit d’abord être respectée dans son sens historique. Mais ce sens se transcende vers le Christ, à la lumière de l’Esprit Saint, et il nous indique la voie, comment vivre. On en a un aperçu, par exemple, dans la neuvième homélie sur le Livre des Nombres, où Origène compare l’Écriture à une noix : « C’est ainsi qu’est la doctrine de la Loi et des Prophètes à l’école du Christ, affirme l’orateur. Amère est la lettre, elle est comme le brou ; en un second temps je parviendrai à la coquille, qui est la doctrine morale ; en un troisième temps, je découvrirai le sens des mystères dont se nourrissent les âmes des saints dans la vie présente et dans la vie future » (Hom. sur les Nombres, 9, 7).

Surtout, de cette façon Origène réussit à promouvoir efficacement la « lecture chrétienne » de l’Ancien Testament, réfutant brillamment la prétention des hérétiques, surtout gnostiques et marcionites, qui opposaient entre eux les deux Testaments au point de rejeter l’Ancien. Sur ce point, dans la même homélie sur les Nombres, l’Alexandrin affirme : « Je n’appelle pas la Loi un “ Ancien Testament ” si je la comprends dans l’Esprit. La Loi ne devient un “ Ancien Testament ” que pour ceux qui veulent la comprendre selon la chair », s’arrêtant à la lettre du texte, « mais pour nous qui la comprenons et l’appliquons selon l’Esprit, et dans le sens de l’Évangile, la Loi est toujours nouvelle, et les deux Testaments sont pour nous un Nouveau Testament, non pas par leur date dans le temps, mais par la nouveauté du sens (…). À l’opposé, pour les pécheurs et pour ceux qui ne respectent pas le pacte de la charité, même les Évangiles vieillissent » (Hom. sur les Nombres, 9, 4).

Je terminerai en vous invitant à accueillir dans le cœur l’enseignement de ce grand maître dans la foi. Dans un intime transport de joie, il nous rappelle que dans la lecture priante de l’Écriture et dans l’engagement cohérent de la vie, l’Église se renouvelle et rajeunit sans cesse. La Parole de Dieu, qui ne vieillit jamais et jamais ne s’épuise, est le moyen privilégié pour atteindre cette fin. C’est en effet la Parole de Dieu qui, par l’action du Saint-Esprit, nous guide toujours à nouveau vers la vérité tout entière. Et prions le Seigneur de nous donner aujourd’hui des penseurs, des théologiens, des exégètes, qui découvrent ces multiples dimensions, cette actualité permanente de la Sainte Écriture, sa nouveauté pour aujourd’hui. Prions pour que le Seigneur nous aide à lire de manière priante la Sainte Écriture, à nous nourrir du vrai pain de la vie, de sa Parole.”

http://www.patristique.org/Benoit-XVI-catechese-sur-Origene,231.html

 

„Această văduvă, în sărăcia ei, a dat tot ceea ce avea”

Duminica a 32-a de peste an – 11 noiembrie 2018 ACEASTĂ VĂDUVĂ, ÎN SĂRĂCIA EI, A DAT TOT CEEA CE AVEA – Comentariu la Evanghelie de pr. Alberto Maggi, OSM În templul din Ierusalim Isus i-a denunțat pe cei mai importanți lideri ai instituției religioase că sunt niște bandiți și asasini, și îi acuză că […]

via Această văduvă, în sărăcia ei, a dat tot ceea ce avea — Curajul credinței

Papa Francisc: „Ceea ce posed cu adevărat este ceea ce ştiu sa daruiesc”

 

Ceea ce posed cu adevărat este ceea ce ştiu să dăruiesc! Viaţa nu este timpul pentru a poseda, ci pentru a iubi… Ceea ce ne face bogaţi nu sunt bunurile, ci iubirea… Diavolul intră prin buzunare… Iubiţi fraţi şi surori, bună ziua! Continuând explicarea Decalogului, astăzi ajungem la al şaptelea cuvânt: „Să nu furi”. Ascultând […]

via Viaţa nu este timpul pentru a poseda, ci pentru a iubi… Ceea ce posed cu adevărat este ceea ce ştiu să dăruiesc! — Prea târziu te-am iubit…

Donner, partager, offrir

 

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Mère et enfants, toile de Georges Rouault

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 12, 41-44)

En ce temps-là,
Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor,
et regardait comment la foule y mettait de l’argent.
Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.
Une pauvre veuve s’avança
et mit deux petites pièces de monnaie.
Jésus appela ses disciples et leur déclara :
« Amen, je vous le dis :
cette pauvre veuve a mis dans le Trésor
plus que tous les autres.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu,
mais elle, elle a pris sur son indigence :
elle a mis tout ce qu’elle possédait,
tout ce qu’elle avait pour vivre. »

COMMENTAIRE par Jean Marcotte, o.p., Montréal

Jésus regardait la foule. Ce devait être amusant à voir. Tout ce monde dans les galeries du temple. Et là, devant les troncs disposés pour accueillir les offrandes, chacun se sentant interpelé. Les uns ayant déjà préparé leur enveloppe. Ils donnent par devoir, pour faire comme les autres, pour rendre grâce à Dieu, intercédant pour eux-mêmes, pour un des leurs. D’autres peut-être donnent spontanément, sur le vif de l’émotion. Certains veulent qu’on voie bien ce qu’ils donnent. Leur manière plus ostentatoire les trahit. D’autres sont plus discrets, plus humbles ou plus mesquins : ils ne veulent pas être vus. Jésus, lui, voit tout. Il regarde jusqu’au fond de l’âme et du cœur. Il sait bien qui est là pour les apparences, pour la forme, sans son cœur, et qui est là pour vrai, pour Dieu, pour sa foi et son amour.

Il voit cette femme qui s’amène. Elle est pauvre. Elle est seule. Elle tient quelques piécettes dans sa main. Elle s’approche du tronc. Et d’un geste rapide, hésitant peut-être, elle dispose de ses pièces, et s’en retourne discrètement, comme elle est venue. Elle a fait le don que lui inspirait sa foi, son amour pour Dieu. N’a-t-elle pas donné pour le Dieu d’Israël, si glorieusement adoré dans ce temple. Elle s’en retourne chez elle, toute légère du don qu’elle a fait, délestée de sa fortune, confrontée sans doute à la dure réalité, mais toute confiante en son Seigneur et maître.

Le Seigneur nous invite à regarder cette femme avec lui pour voir la vérité de son geste. Elle a fait plus que tous les autres, qui eux n’ont donné que de leur superflu. « Elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Le récit finit là. Qu’arrivera-t-il à cette femme? L’histoire ne le dit pas. En principe elle n’a plus rien pour vivre. Il n’y a pas de filet social. Va-t-elle mourir, victime de son trop grand amour? Qu’arrive-t-il à ceux qui donnent tout d’eux-mêmes? Son geste nous interpelle toujours. Un geste lumineux, prophétique. Qui préfigure le don que bientôt Jésus va faire de lui-même. Qui préfigure nos propres gestes de générosité, de service, de don de nous-mêmes.

Le Dieu d’Israël, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus le Christ ne se laisse pas vaincre en générosité. Il l’a prouvé autrefois pour Élie et la veuve de Sarepta au pays de Sidon, il l’a prouvé pour le psalmiste. Il l’a prouvé au matin de Pâques. Les deux veuves de l’Écriture nous livrent un témoignage qu’il nous est bien difficile d’imiter. Nous pensons bien que Dieu ne nous en demande pas autant. Reste que Jésus dans sa passion a suivi l’exemple de ces deux femmes. Il a donné tout de lui-même, s’abandonnant totalement à son Père, qui seul pouvait le faire vivre à jamais. Pâques nous donne la réponse : la victoire de l’amour et du don sur l’égoïsme et la mort.

À défaut de tout donner, il nous est proposé de partager, en prenant un peu de ce qui est important pour nous pour que d’autres puissent en profiter. Partager de notre temps, de notre attention. Offrir notre disponibilité, notre amitié, nos diverses ressources. Comme lui qui s’est offert une fois pour toute. Lui qui n’exclut personne des bénéfices du don qu’il a fait de sa vie. Lui dont l’action salvatrice se continue par notre engagement, notre service, notre amour. Prenons appui sur le don que Jésus nous a fait de lui-même, sur le sacrifice pascal du Christ. Qu’il transparaisse en tous nos gestes par la puissance de l’Esprit de Dieu. Alors tous pourront découvrir que Dieu les aime d’un amour qui les sauve, qui les fait vivre.

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